Scandale au Maroc : deux islamistes accusés d’entretenir des rapports sexuels sur une plage

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Une affaire de mœurs secoue la classe politique marocaine. Deux membres du parti islamiste MUR ont été arrêtés ce samedi 20 août 2016. Ils sont accusés d’avoir entretenu des relations sexuelles sur une plage

Deux figures du mouvement islamiste marocain ont été suspendues de leur parti. L’annonce a été faite par le Mouvement de l’Unité et de la Réforme (MUR). Selon les médias locaux, les deux ont été arrêtés alors qu’ils se trouvaient dans une « position sexuelle » sur une plage du Maroc.

Ce mardi, le parti a clairement fait savoir, dans un communiqué, que Moulay Omar Benhammad (63 ans) et Fatima Nejjar (62 ans) ont été « suspendus de toute structure au sein du mouvement ». Dans son communiqué, le parti parle d’ « une faute extrêmement sérieuse » égale à une « violation des principes du mouvement ».

Selon un média local, Moulay Omar Benhammad et Fatima Najjar ont été interpelés ce samedi sur une plage de Mohammedia, à quelque 60 kilomètres au sud de Rabat. Le média ajoute qu’ils seraient surpris dans une « position sexuelle » à l’intérieur d’une voiture. Les deux ont été libérés, mais devront comparaître devant un tribunal le 1er septembre.

Maroc

« Certains dénoncent un complot »

Interrogé par la police, Moulay Omar Benhammad a fait savoir qu’il est lié à Fatima Najjar par le concubinage. Il faut rappeler qu’au Maroc, les relations extra-conjugales sont passibles de peine de prison qui peut aller de 1 à 12 ans d’emprisonnement. Moulay Benhammad a également tenté de se justifier, déclarant qu’il « partageait un repas avec Najjar et qu’il n’entretenait aucun rapport sexuel avec cette dernière ».

Au Maroc, l’affaire suscite une grosse polémique sur les réseaux sociaux. Des internautes ont en effet publié des vidéos de Najjar dans lesquelles on la voyait avec son foulard islamique, exhortant les filles à ne pas « s’adonner à la tentation et au vice ». D’autres parlent d’un « complot » qui vise à ébranler le MUR et PJD (Parti Justice et Développement) en vue des élections législatives d’octobre prochain.