Italie : la loi autorise désormais les hommes à se masturber publiquement

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En Italie, la masturbation en public n’est plus condamnée par la loi. La Cour Suprême de Rome a légiféré en la matière se basant sur une loi introduite l’année dernière par le gouvernement de Mateo Renzi

Se masturber en public ne devrait pas être considéré comme un acte illégal. Telle est la décision de la Cour suprême italienne qui a légiféré sur le cas d’un homme de 69 ans qui a été arrêté pour s’être masturbé devant des étudiantes. L’homme, du nom de Pietro L., a été aperçu alors qu’il tenait son pénis à la main devant l’Université de Catane en Sicile.

Accusé d’indécence, il a été appelé à comparaître. Devant la barre, Pietro explique qu’il se masturbe en public « de manière occasionnelle ». Il a insisté sur le fait que cela aurait été difficile de le voir car il s’est masturbé aux alentours du crépuscule. Et donc, il y a très « peu de visibilité ».

masturbation

« Cet acte n’est plus considéré comme un crime par la loi »

Mais, les arguments de Pietro n’ont pas convaincu le jury qui l’a accusé d’ « avoir montré son pénis » et de s’être livré à de l’ « auto-érotisme ». Il a été reconnu coupable et condamné à trois mois de prison assorti d’une amende de 3 420 euros. La condamnation a été prononcée par la Cour d’Appel de Catane.

Mais, les avocats de Pietro n’ont pas voulu en rester là. Ils ont transmis le dossier à la Cour Suprême italienne de Rome. A la grande surprise de Pietro, la décision de la cour d’appel de Catane a été invalidée par la Cour Suprême de Rome qui cite une loi introduite l’année dernière qui dépénalise la masturbation en public devant des femmes.

La Cour Suprême de Rome précise : « cet acte n’est plus considéré comme un crime par la loi ». A la place d’une peine de prison, Pietro devra verser une amende entre 5 000 euros et 30 000 euros. Le montant exact de l’amende sera fixé par la Cour d’Appel de Catane.

publiquement

« L’opposition italienne crie à l’indignation »

Déjà, l’affaire suscite une polémique au sein de la classe politique italienne. Les membres de l’opposition considèrent le changement de loi comme une offense et accusent le gouvernement centre-gauche de Mateo Renzi, actuel premier ministre italien, de prendre des gants avec les pervers.

Dans un message adressé au gouvernement, Elvira Savino, député du parti Centre-droit Forza Italia, dira : « le gouvernement de Mateo Renzi n’a jamais accordé beaucoup d’importance à l’égalité des chances, mais éviter la peine de prison à ceux qui commettent des actes obscènes devant des femmes est vraiment injustifiable. La loi de ce gouvernement est une invitation faite à tout maniaque d’agresser sexuellement les femmes ».