Un prince flagellé et un autre exécuté : en Arabie Saoudite, les princes ne sont plus des intouchables

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Un prince saoudien a été flagellé ce lundi 31 octobre 2016 dans une prison située à Djeddah. Ceci fait suite à l’exécution d’un autre prince il y a un mois impliqué dans une affaire de meurtre

Un prince saoudien a été sévèrement flagellé pour avoir enfreint la loi. La séance de flagellation a eu lieu ce lundi après-midi dans une prison située dans une ville de la Mer rouge à Djeddah. Un comité en charge de mener la flagellation a fait savoir que la punition du prince a été faite en accord avec la loi.

Pour pouvoir procéder à la flagellation du prince, le comité a obtenu le feu vert d’un médecin qui a examiné le prince avant de conclure que ce dernier ne souffrait d’aucune maladie pouvant retarder ou annuler la date de la séance de flagellation.

Dans la presse saoudienne, l’on affirme que cinq personnes représentant plusieurs agences ont assisté à la séance perpétrée par des policiers du royaume. La punition de ce prince dont le nom n’a pas été évoqué intervient un mois après l’exécution d’un autre prince, Turki Ben Saoud Ben Turki Al Kabir.

« Le système judiciaire saoudien suit une interprétation stricte de la Charia »

Ce dernier a été reconnu coupable de meurtre dans une altercation collective et la famille de la victime a refusé de lui pardonner ou de recevoir de le prix du sang de sa part. Il convient de souligner que le système judiciaire saoudien suit une interprétation stricte de la Charia, loi islamique qui considère les homicides ou les meurtres non prémédités comme des querelles civiles entre les gens, et non pas une punition disciplinaire infligée par l’Etat dans le but de maintenir l’ordre.

En cas de décès, de blessure ou de dommages, le procureur est la victime ou la victime de la famille. Et si la famille ou l’héritier accepte le diyan (le prix du sang ou la compensation financière versée à la victime ou aux héritiers d’une victime), le tueur est alors pardonné. Lorsque la famille de la victime pardonne en échange du prix du sang, dans ce cas l’Etat déclare un non-lieu dans cette affaire.