Maradona rend hommage à Fidel Castro qu’il considère comme « son deuxième père »

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BUENOS AIRES, ARGENTINA - OCTOBER 16: Diego Maradona greets the fans during a soccer match between Argentina and Uruguay in tribute to Fernando Caceres, victim of an assault on October 16, 2010 in Buenos Aires, Argentina. Maradona organized this match to help Caceres to continue with his recovery in Cuba. (Photo by Richard Rad/LatinContent/Getty Images)

Diego Armando Maradona s’est exprimé sur la mort de Fidel Castro survenue ce samedi 26 novembre 2016. L’ex champion du monde se dit ému d’avoir perdu un homme qu’il considérait comme son « deuxième père »

De nombreux chefs d’Etat ont rendu un dernier hommage à Fidel Castro, décédé ce samedi 26 novembre 2016. Diego Armando Maradona n’a pas voulu rester en marge. L’ex footballeur argentin, qui se trouve en ce moment à Zagreb en Croatie avec l’équipe d’Argentine, s’est dit très ému par la disparition du leader cubain.

« Après la finale, j’irai à Cuba pour dire adieu à mon ami. Il va nous guider depuis le ciel comme l’ont fait le Che et Hugo Chavez », a dit Maradona qui n’a pas manqué de s’attaquer aux détracteurs de Fidel Castro : « c’est dégoûtant que certains célèbrent la mort de Castro », s’indigne-t-il.

« Fidel fut comme un deuxième père pour moi »

Maradona se dit triste. « Je suis très triste. Un ami est mort, quelqu’un qui m’a beaucoup aidé quand j’étais à Cuba. Il fut un grand conseiller. Fidel fut comme un deuxième père pour moi », reconnaît l’ex champion du monde qui a été très touché et très ému par la disparition du père de la révolution cubaine.

Maradona dira : « d’autres faisaient de bonnes choses pour leurs peuples. Mais, le seul commandant fut Fidel. Il s’est battu pour ses idéaux. Aujourd’hui, nous voyons que les politiciens peuvent s’acheter avec une paire de chaussures. C’est terrible de se souvenir de Fidel avec autant de sensibilité pour son peuple et pour tous. Il respectait même les Américains. Mais, il les avait aussi bien mis à leurs places pour les affronter ».

« J’ai Fidel dans mon corps et dans mon cœur »

Maradona confie qu’il se rendra à Cuba à la fin de la finale de la Coupe Davis. « J’ai décidé de voir la finale de la Coupe Davis et j’irai dire adieu à mon ami à Cuba. Quand on m’a annoncé la nouvelle hier soir, j’ai eu les larmes aux yeux. Personne ne peut imaginer l’émotion que l’on ressent d’avoir été avec une légende comme lui. Aujourd’hui, il s’en va, mais il va nous guider comme le font le Che et Chavez. Quelqu’un pourra nous guider depuis le ciel ».

Maradona s’est rappelé sa dernière visite à Cuba, où il a rencontré un Fidel vieillissant, mais très lucide. « Il y a trois ans, je suis allé lui rendre visite et il m’a dit : ‘tu es venu me dire adieu, non ?’ Et j’ai eu larmes aux yeux. Je l’ai très trouvé fragile physiquement. Nous avons discuté pendant une heure. Avec tant d’années vécues, je ne pouvais pas croire la force qu’il avait. Il lisait, il écrivait. Il me disait que les deux Corées vont se battre et nous voyons qu’ils se battent des chiens et des chats. Il savait tout. Il avait anticipé l’élection de Clinton, de Bush. Un jour, je lui ai montré une photo de Bush et de Clinton et il m’a dit : « quelqu’un de pire va arriver’ ».

D’une voix rauque, Maradona raconte sa relation toute particulière avec le leader castriste. « J’ai Fidel dans mon corps et dans mon cœur. Je dis aux détracteurs de Fidel que c’est dégoûtant de célébrer la mort de Fidel, c’est très pénible ». Maradona parlera aussi de l’avenir de Cuba.

« Raul n’a pas le charisme de Fidel »

Il dira : « le changement va être difficile. Fidel continuait à écrire, à envoyer des messages. Aujourd’hui, Raul, même s’il est Castriste, est très seul et il n’a pas le charisme de Fidel. Fidel a laissé un héritage et une pensée que Raul ne laissera jamais, tout comme beaucoup d’hommes politiques du monde. Nous sommes devant l’ouverture de Cuba. Mais je ne sais pas si Cuba est prêt à résoudre tant de problèmes auxquels il sera confronté ».

Maradona, en bon patriote, s’émeut de la mort de Fidel Castro, mais dit qu’il supportera l’Argentine pour la Coupe Davis. « Fidel fut un sportif, cela lui plaisait. Il disait que quand il mourrait, que nous continuons à être heureux parce qu’il va nous guider depuis le ciel. Aujourd’hui, je suis endeuillé, en larmes, je vais supporter avec des cris mon pays ».

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