Mort de Fidel Castro : à Miami, la communauté cubaine célèbre une grande fête !

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Quelques heures après l’annonce du décès de Fidel Castro, la communauté cubaine de Miami saute de joie. Dans les rues de la ville, la célébration va bon train, accompagnée d’une douche de champagne et des selfies

La communauté cubaine de Miami a célébré en grande pompe la mort de Fidel Castro. Cuba Libre ! Liberté ! Liberté !, tels sont les mots que scandaient les manifestants, certains prenant une douche de champagne, d’autres prenant des selfies et des vidéos, d’autres jouaient le tambour et les casseroles.

Dans les rues de Miami, les plus jeunes faisaient des Facebook Lives, envoyaient des photos sur Instagram et transmettaient les célébrations à leurs amis et aux membres de leurs familles qui vivent encore à Cuba via FaceTime ou Skype. Dans la foule, l’on pouvait voir des drapeaux vénézuéliens et certains priaient pour la mort de Nicolas Maduro.

« Cette personne ne devait pas naître »

Dans les rues de Miami, les commentaires sur la mort du père de la révolution cubaine vont bon train. « C’est triste qu’on se réjouisse de la mort d’une personne, mais en fait cette personne ne devait pas naître », dit Pablo Arencibia, 67 ans, interrogé par Cubanet.org. Pablo a quitté Cuba il y a 20 ans.

Pour Debbie, une femme américaine à la retraite, c’est un grand jour. « C’est un grand moment pour la communauté cubaine et je suis avec elle. Je vis à Petite Havane et ceci est une grande partie de nos vies. La communauté est toujours unie », déclare Debbie qui n’a pas souhaité donner plus d’informations sur son identité.

« Cette famille est constituée de criminels »

Pour Hugo Rabias, un retraité de 70 ans, Fidel est un criminel. « Il devait mourir depuis un bon moment, c’est un criminel, un assassin, un misérable. Son frère (Raul Castro) devait aussi mourir. Cette famille est constituée de criminels », dit le vieil homme dont les quatre enfants vivent réfugiés à Cuba.

La communauté cubaine de Miami a célébré avec joie la mort de Fidel Castro. Toutefois, elle reste pessimiste sur l’avenir de leur pays. « Le pays a connu assez de retard et il y a beaucoup de personnes mortes par peur, mais je ne pense pas que cela serve à quelque chose », confie Aymara.