Israël : des voix appellent au boycott total des produits en provenance de la France

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A Palestinian activist sticks a leaflet calling for the boycott of Israeli products to a shelf selling Israeli dairy products in a supermarket in the West Bank town of Bethlehem on February 11, 2015. Data from Israel's Central Bureau of Statistics show that the Jewish state exports around $816 million worth of goods to the Palestinian Authority. AFP PHOTO / HAZEM BADER

Des hommes politiques israéliens appellent au boycott des produits en provenance de la France, protestant ainsi contre l’étiquetage par la France de produits en provenance des colonies israéliennes

Le parti politique israélien Kulanu et Michel Oren, ex ambassadeur d’Israël auprès des Nations-Unies encouragent les consommateurs israéliens à ne plus acheter des produits français, dénonçant ainsi l’étiquetage par la France des produits en provenance de Judée-Samarie et du Golan. Dans un twitte, Oren souligne qu’Israël doit réfléchir « deux fois » avant d’importer des produits français.

Il dira : « France étiquette des produits israéliens en provenance de la Judée, de Samarie et du Golan. Israël doit réfléchir deux fois avant d’acheter des produits français ». Alors que la France n’impose pas un boycott sur les produits israéliens, ce jeudi le gouvernement français a pourtant annoncé qu’il demanderait à ses entreprises d’étiqueter des produits israéliens fabriqués à Judée-Samarie et au Golan.

« Israël évoque en effet des risques que les boycotteurs ciblent des produits israéliens »

La décision intervient une année après que l’Union Européenne a livré une décision non contraignante, recommandant les Etats membres de l’Union de repérer tous les produits importés de Judée, de Samarie et du Golan produits par des entreprises israéliennes et de les étiqueter comme tels.

La décision n’est pas au goût d’Israël qui évoque en effet des risques que les boycotteurs ciblent des produits israéliens, ce qui leur permettrait de délégitimer les entreprises israéliennes. Mais, l’UE se défend, martelant que la décision prise en novembre 2015 n’était qu’une simple clarification de ses informations en matière de « régulations » envers les clients, étant donné que l’UE ne reconnaît pas la Judée-Samarie et le Golan comme territoire israélien.

« Israël pris pour cible ? »

Les experts ont toujours noté la politique « deux poids, deux mesures » de l’Union Européenne, s’attaquant au contrôle d’Israël de territoire lui appartenant historiquement, tout en ignorant l’occupation du Sahara Occidental par le Maroc ou le contrôle du Chypre du nord par la Turquie.

Dans une lettre adressée à Catherine Ashton, ancienne Haute représentante de l’Union Européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Eugene Kontorovich, professeur d’Université et l’ex ambassadeur d’Israël au Canada ont en effet dénoncé la politique du gouvernement central européen qui cible uniquement l’Etat juif.

 

 

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