Corée du Sud : la présidente Park Geun-hye a été destituée par le parlement pour corruption

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Une motion d’impeachment a été votée ce vendredi 9 décembre 2016 en Corée du Sud par le parlement pour destituer la présidente Park Geun-hye, impliquée dans de graves scandales

Le parlement sud-coréen a accepté la motion d’impeachment pour destituer la présidente Park Geun-hye. Dans la presse sud-coréenne, on parle d’un large soutien en provenance des députés de l’opposition et de certains membres du parti de Park, le parti Saenuri. D’après KoreanTimes, la motion d’impeachment a commencé 16H13 (15h25 pour KoreaHerald) et a été lancée par 234 députés.

Toujours selon ce même journal, sur les 300 membres du parlement unicaméral, 56 ont voté contre, 7 votes ont été déclarés invalides et 2 se sont abstenus. L’on a appris des médias sud-coréens que la présidente Park Geun-hye sera suspendue de ses fonctions aux environs de 19h00 lorsqu’elle aura reçu une lettre officielle de l’Assemblée Nationale. Le premier ministre Hwang Kyo-ahn assurera l’intérim comme le prévoit la Constitution.

« Park sera suspendue pendant 180 jours »

La suspension de Park d’exercer ses fonctions en tant que présidente de la Corée du Sud continuera pour une durée de 180 jours durant lesquels la Cour Constitutionnelle étudiera la motion d’impeachment afin de vérifier si la destitution a été bien justifiée. Si six membres des neufs juges de la Cour trouvent la destitution justifiable, elle sera démise de ses fonctions de manière permanente.

A partir de ce moment, la Corée du Sud aura soixante jours pour élire un successeur à travers un vote au niveau national. Néanmoins, si moins de six juges trouvent que l’impeachment est injustifié, Park sera alors reconduite à la tête du pays pour vaquer à ses fonctions de présidente de la Corée du Sud.

Rappelons que la motion de destitution s’explique par le fait que Park Geun-hye est accusée d’être impliquée dans plusieurs affaires de corruption. Elle est accusée d’avoir négligée ses devoirs en tant que présidente de la Corée du Sud. Park est aussi accusée d’avoir été sous le contrôle d’une amie corrompue qu’elle a laissée s’immiscer dans les affaires d’Etat.

« Park impliquée dans de graves scandales »

Elle aurait également fait pression sur les médias qui tentaient de révéler les affaires liées à son amie. Toutes ces charges constituent des violations des obligations présidentielles, tel que l’indique la Constitution sud-coréenne. Park aurait aussi manqué à son devoir de délivrer un ordre de sauvetage aux victimes lors du naufrage du ferry Séoul, un événement tragique survenu en 2014.

Ces accusations avaient poussé de nombreux manifestants sud-coréens à arpenter les rues de la capitale pour exiger sa destitution. Ils ont fini par obtenir gain de cause car le speaker de l’Assemblée, Chung Sye-Kyun, avait signé un document d’impeachment qu’il a transmis plus tard au comité législatif et judiciaire du parlement pour que la procédure de destitution soit déclenchée.