Venezuela : le billet de 100 bolivar retiré de la circulation, le pays plongé dans le chaos

0
280

Des centaines de Vénézuéliens en colère ont pillé des magasins, des banques et des établissements publics pour protester contre une décision prise par le président Nicolas Maduro ce samedi 17 décembre 2016 de retirer le billet de 100 bolivar de la circulation jusqu’au 2 janvier 2017

Le chaos s’est installé au Venezuela. La ville de Bolivar a été ce dimanche théâtre d’un second affrontement entre population civile et forces de l’ordre. Tout a éclaté à la suite d’une décision de Nicolas Maduro, président du pays, de démonétiser le billet de 100 bolivar.

La validité du billet a été reportée jusqu’au 2 janvier 2017 par le président Nicolas Maduro qui a fait l’annonce ce samedi 17 décembre à 21H00. Mais cette annonce n’a pas calmé une bonne partie de la population qui a protesté violemment. De source proche, deux personnes ont déjà trouvé la mort. Elles prenaient part à des actes de vandalisme, a-t-on appris des médias locaux vénézuéliens.

« 182 personnes interpellées »

Les noms des victimes ont été publiés dans les médias. Il s’agit en effet de Manuel Alejandro Guarayota, 14 ans. Il a reçu une balle dans la tête alors qu’il tentait de vandaliser un magasin situé dans le quartier, El Callao. La deuxième victime répond au nom de Melvin Rodriguez Bastida. On a retrouvé 5 balles dans son corps. La police parle de 182 personnes interpellées.

Ce dimanche, on a appris du média Semana.com que le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a prolongé la fermeture de la frontière avec la Colombie de 72 heures. La décision entrera en vigueur dès ce lundi. En fermant les frontières, Maduro entend bloquer la route aux mafias qui pourraient quitter le pays avec d’énormes quantités de billet de 100 bolivars, dont la circulation est suspendue pour l’instant.

« Sabotage à l’échelle internationale »

Ce dimanche, le président vénézuélien s’est exprimé sur sa décision de retirer les billets de 100 bolivar de la circulation. « La décision que j’ai prise il y a une semaine (de retirer les billets de 100 bolivar de la circulation) a été le noyau central de la contrattaque révolutionnaire et la décision d’hier a été un virage tactique nécessaire pour mettre en déroute les mafias, récupérer la monnaie et canaliser la stabilité financière de notre pays. Coup et contrecoup », dit Maduro.

Le successeur d’Hugo Chavez parle d’un « sabotage à l’échelle internationale pour empêcher l’arrivée de nouveaux billets dans le pays ». « Les billets ont été fabriqués il y a 15 jours. Nous avons trouvé des avions en Europe pour les chercher et lorsqu’ils se sont dirigés vers les lieux où se trouvaient les billets, ils ont été détournés vers d’autres pays », dénonce Maduro.

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE