Violence au Burundi : le ministre de l’Environnement a été assassiné ce dimanche

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Emmanuel Niyonkuru, ministre de l’environnement du Burundi, a été assassiné ce dimanche 1er janvier 2016 à l’aube par un homme armé. De source proche, le ministre se rendait à son domicile à Bujumbura

Au Burundi, la situation va de mal en pis. Alors que l’on pensait que la situation politique s’était apaisée, une nouvelle tragédie vient de secouer le pays. En effet, le ministre de l’environnement, Emmanuel Niyonkuru, a été abattu ce dimanche à l’aube aux environs de 00H45 par un homme armé.

D’après le porte-parole de la police burundaise, Emmanuel Niyonkuru a été tué alors qu’il se rendait à son domicile de Bujumbura, dans la capitale du pays. Immédiatement après l’annonce de l’assassinat du ministre, le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, a publié un twitte déplorant cette tragédie.

« Ce crime ne restera pas impuni »

Dans son twitte, on pouvait lire : « Criminalité : assassinat du ministre de l’Eau et de l’environnement : une femme qui était avec lui arrêtée pour enquête ». Le président burundais a également immédiatement réagi à l’annonce de cet assassinat tragique dans un twitte.

« Le ministre de l’environnement Emmanuel Niyonkuru a été assassiné cette nuit. Condoléances à la famille et à tous les Burundais. Ce crime ne restera pas impuni », disait le président Nkurunziza. Il convient de rappeler que le Burundais est en proie à des violences depuis l’annonce de Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat à la tête du pays.

« Nkurunziza veut se représenter en 2020 »

Cette situation avait installé le chaos dans tout le pays. En mai dernier, une tentative de coup d’Etat raté viendra jeter de l’huile sur le feu et envenimer une situation déjà délétère. Il sortira vainqueur des élections de juillet 2016 avec plus de 69% des voix. Le général Godefroid Niyombare qui était à la tête de ce coup et ses hommes avaient finalement été arrêtés.

Le pays risque à nouveau de s’embraser car le président Pierre Nkurunziza a annoncé qu’il compte se représenter en 2020 si « le peuple le demande ». « Comme nous sommes dans un pays régi par la loi et si le peuple dit qu’elle autorise quelqu’un à se représenter (à la magistrature suprême), sans violer la loi, si le peuple le demande, nous ne trahirons pas la confiance du pays, la confiance du peuple », a déclaré Pierre Nkurunziza en déplacement à Rutana, dans le sud-est du pays.