Gambie : une intervention militaire est prévue à Midi si Jammeh refuse de quitter le pouvoir

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A military tank patrols along one of the main roads in the South Sudanese capital Juba December 16, 2013. The South Sudanese president declared a curfew in the capital Juba on Monday after clashes overnight between rival factions of soldiers. The fighting broke out following months of tension after President Salva Kiir sacked his deputy Riek Machar in July. Kiir blamed troops loyal to Machar for the violence. Flanked by ministers and wearing combat fatigues rather than civilian clothes, Kiir declared an overnight curfew in Juba effective from Monday night. It would run each night from 6 p.m. to 6 a.m., he said. REUTERS/Hakim George (SOUTH SUDAN - Tags: CIVIL UNREST POLITICS)

Les dirigeants de la CEDEAO ont donné à Yahya Jammeh un dernier ultimatum pour quitter le pouvoir ce vendredi 20 janvier 2017. Si à midi Jammeh refuse de céder le pouvoir, une intervention militaire inévitablement aura lieu, a averti la CEDEAO

Dernier ultimatum pour Yaya Jammeh. Après un premier ultimatum non exécuté ce mercredi 18 janvier 2017 à 00h00, Yaya Jammeh est sommé de quitter le pouvoir ce vendredi à midi, faute de quoi une intervention militaire sera menée par les forces de la CEDEAO déjà déployées sur place.

Ce vendredi, le message du Président de la CEDEAO est clair. Yaya Jammeh doit saisir une dernière chance pour éviter le pire. « Nous avons suspendu les opérations et nous lui avons donné un ultimatum. Si d’ici midi, il n’accepte pas de quitter le pouvoir, nous interviendrons militairement », a averti Marcel Alain de Souza.

« Des forces armées sénégalaises déployées sur place »

Il convient de souligner que l’armée sénégalaise a déjà déployé des forces en Gambie pour intervenir en dernier recours si Yaya Jammeh refuse catégoriquement de céder le pouvoir. Ce jeudi, un colonel de l’armée sénégalais avait clairement annoncé que les troupes sénégalaises étaient entrées en Gambie.

« Nous sommes entrés en Gambie », avait annoncé le Colonel Abdou Ndiaye à l’agence de presse Reuters. Sur les réseaux sociaux, on pouvait voir le déploiement spectaculaire des forces sénégalaises qui attendaient l’ordre de passer à l’action. Sur les réseaux, l’on pouvait en effet voir des images de chars de combats et de véhicules militaires sénégalais.

« Adama Barrow a été investi en tant nouveau Président de la Gambie »

Cet ultimatum intervient au lendemain de la cérémonie d’investiture célébrée en grande pompe à Dakar. Adama Barrow, déclaré vainqueur aux élections de décembre 2016, a en effet été investi en tant nouveau Président de la Gambie. Une cérémonie qui s’est déroulée à l’ambassade gambienne de Dakar et à laquelle de nombreux chefs d’Etat ont pris part.

Ce vendredi, au moment nous écrivons ces lignes, une délégation de chefs d’Etat est attendue à Banjul, dans la capitale gambienne pour tenter de convaincre le dictateur de quitter le pouvoir avant qu’il ne soit trop tard. D’après JollofNews, média gambien, trois chefs d’Etat doivent rencontrer Jammeh : Alpha Condé (Guinée), Allan Johnson-Sirleaf (Liberia) et Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie).

« Les négociations seront menées par Alpha Condé »

Le média gambien ajoute que les négociations seront menées par Alpha Condé, ami de Yahya Jammeh. D’ailleurs, le président guinéen aurait demandé aux forces militaires d’arrêter leur progression vers la Gambie dans l’objectif de trouver un accord de dernière minute avec le dictateur.

Rappelons que Yahya Jammeh avait reconnu sa défaite après les élections de Décembre 2016. Une semaine plus tard, il revient sur sa décision et refuse de quitter le pouvoir, évoquant des failles dans le comptage des voix. Son opposant, Adama Barrow, avait fini par s’enfuir vers le Sénégal. Depuis, d’importantes négociations sont entreprises pour pousser Jammeh à la sortie. Le lion de Banjul acceptera-t-il d’être dompté ? Les heures qui viennent seront décisives.