Colère de Trump : « nous défendons l’Arabie Saoudite mais elle ne nous traite pas correctement »

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Le président américain s’est plaint de son allié saoudien, l’accusant de ne pas faire assez pour payer les Etats-Unis qui assurent pourtant sa sécurité. Les propos de Trump ont été tenus lors d’une interview accordée à l’agence de presse britannique, Reuters ce vendredi 28 avril 2017

Le président Trump s’est plaint ce jeudi que l’Arabie Saoudite ne traite pas les Etats-Unis équitablement et que Washington « perdait énormément d’argent » à défendre le royaume. « Franchement, l’Arabie Saoudite ne nous traite pas équitablement car nous perdons beaucoup d’argent à défendre l’Arabie Saoudite », s’est plaint Trump lors d’une interview accordée à Reuters.

D’après l’agence de presse, les critiques de Trump envers le royaume saoudien ne datent pas d’aujourd’hui. Les mêmes critiques ont été formulées par le président américain lors d’une campagne présidentielle en 2016, durant laquelle il accusait l’Arabie Saoudite de ne pas faire assez pour payer les Etats-Unis qui lui assurent sa sécurité.

« Nous pétons les plombs »

Lors d’un meeting, Trump avait en effet lancé à son audience : « personne ne s’embrouille avec l’Arabie Saoudite parce que nous veillons sur eux. Ils ne nous payent pas un prix juste, nous pétons les plombs ». Il est important de rappeler que Trump a rencontré il y a un mois le prince Mohamed Ben Salman, une rencontre à l’issue de laquelle l’Arabie Saoudite avait parlé d’un « tournant historique » dans les relations entre les deux pays.

En effet, il est important de préciser également que Riyad et les pays du Golfe voient en Trump un président fort qui renforcera le rôle de Washington en tant que partenaire principal dans leur volonté de contrer l’Iran dont l’influence gagne du terrain dans une région cruciale pour les intérêts américains.

Le président américain s’est aussi exprimé sur la lutte contre le groupe Etat Islamique qui est en train d’être menée par les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite. Sur ce, il dira : « je dois dire, il y a une fin. Et cela doit être l’humiliation. Il y a une fin. Sinon, cela va être dure, mais il y a une fin », a martelé le président américain sans dévoiler sa stratégie de lutte contre le groupe terroriste.