Présidentielle : le Front National promet la fin de la Françafrique et le retour des sans-papiers

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Dans une interview accordée à la RFI (Radio France Internationale) ce 2 mai 2017, Louis Aliot, vice-président du Front National a fait savoir que le Front National mettra fin à la Françafrique si Marine Le Pen est élue à la tête de la France

Le Front National promet de mettre fin à la Françafrique. C’est en tout cas la position des ténors du parti. Ce mardi 2 mai, dans une interview accordée à RFI, Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen et vice-président du Front National, a été clair et net. Il affirme que tout changera dans les relations entre l’Afrique et la France une fois l’arrivée du Front National au pouvoir.

« Tout. Si je puis dire, tout. La manière de traiter les affaires à l’international et notamment l’Afrique, puisqu’elle (Marine Le Pen) dit que ce serait sa priorité en matière de relations internationales, la remise à plat des relations, la fin (vraiment) de la Françafrique et puis la négociation pied à pied avec un certain nombre de chefs d’Etats africains qui ne respectent pas (c’est le moins qu’on puisse dire) ce que l’on appelle nous, les droits humains alors qu’ils bénéficient souvent, ces pays, de fonds français ou européens mais sans contrôle ».

« C’est vrai que les gouvernements français n’ont pas toujours joué franc-jeu »

Sur la question de savoir à quels chefs d’Etats africains il fait allusion, Louis Aliot rétorque : « l’affaire qui secoue le plus je crois en Afrique c’est l’affaire du Congo-Brazzaville. Rien que celui-là en particulier. Mais sinon, il faut regarder ces choses-là sur l’ensemble. C’est vrai que les gouvernements français n’ont pas toujours joué franc-jeu ».

Sur la relation entre François Hollande-Denis Sassou Nguesso, Louis Aliot estime que le président français devait exhorter son homologue congolais à respecter la Constitution qu’il avait mise en place, en ne la modifiant pas. Louis Aliot dénonce également les emprisonnements des opposants politiques dans ce pays.

« Il y a beaucoup de ces gens-là qui sont dans les ghettos urbains »

Sur la question de savoir si la bi-nationalité finira avec l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir, le vice-président du Front National se veut circonspect. « Pour l’avenir », répond-t-il brièvement. Le journaliste enchaîne et lui demande si le programme du Front National n’est pas répulsif pour beaucoup d’Africains.

Louis Aliot poursuit : « je pense que beaucoup d’Africains –en tout cas que je connais- il ne faut pas croire qu’ils sont tous chez nous heureux du sort qui leur est réservé. Certains sont assimilés, ils vivent paisiblement, leur famille est totalement intégrée (…) ça ne pose pas de problème. En revanche, il y a beaucoup de ces gens-là qui sont dans les ghettos urbains, livrés à eux-mêmes, dont les enfants malheureusement ont sombré dans la drogue, la délinquance et les trafics divers et ceux-là aimeraient bien pouvoir retourner dans leur pays d’origine pour y vivre ».

« Si la France n’était pas intervenue au Mali, le Mali se serait effondré »

Sur la question des sans-papiers, il dira : « (…) Si la France n’était pas intervenue au Mali mettre l’armée (avec d’autres alliés d’ailleurs) pour combattre le djihadisme, le Mali se serait effondré. Donc, je pense qu’il y a une politique du donnant-donnant à avoir. Personne n’est menacé et ne sera menacé, mais ceux qui sont clandestins et en dehors de la loi devront repartir dans leur pays d’origine, précisément en un moment où la France y a investi dans la sécurité et au moment où les gouvernements maliens sont aujourd’hui appelés à faire des efforts précisément dans la fixation des populations dans leur pays d’origine ».

Le secrétaire-général du Front National est également revenu sur les déclarations d’Emmanuel Macron prononcées depuis Alger et dans lesquelles il reconnaissait que « la colonisation française a été un crime contre l’humanité ». Louis Aliot dénonce des propos d’autant plus critiquable qu’ils ont été prononcés en Algérie, un pays avec lequel la France a un « lourd contentieux qui ne ressemble à aucun contentieux avec d’autres pays ».

Pour lire l’interview exclusive, cliquez ici : RFI