Crise chez les Insoumis : Raquel Garrido, proche de Mélenchon, ne paye pas ses cotisations sociales

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Raquel Garrido, militante de la France Insoumise, n’aurait pas payé ses cotisations sociales depuis un an. C’est ce qu’a révélé le Canard Enchaîné ce mardi

La France Insoumise est dans la tourmente. La presse française, citant le Canard Enchaîné, a relayé l’information selon laquelle Raquel Garrido, proche de Jean-Luc Mélenchon et militante de la France Insoumise, n’a pas payé ses cotisations sociales depuis un an. Selon l’hebdomadaire, la militante de la France Insoumise doit à la caisse de retraite des avocats « 32 215 euros ».

Le Canard Enchaîné n’a pas manqué d’ironiser. « C’est par distraction, on imagine, que Maître Garrido a accumulé cette dette. Comment pourrait-elle sinon, continuer de défendre le modèle social français, qui repose sur la solidarité entre cotisants ? », s’interroge le média français. Le Canard Enchaîné ajoute que pour le moment aucune poursuite judiciaire n’a été engagée contre Raquel Garrido.

« Garrido en pleine contradiction avec elle-même ? »

L’affaire est d’autant plus grave pour la militante France Insoumise que certains de ses déclarations prononcées il y a un an sont en totale contradiction avec ses pratiques. Dans un twitte publié en septembre, elle écrivait ceci : « j’ai assisté au match du PSGFCGB, événement qui coûte des millions, tandis qu’à ASCLOSC une tribune s’effondre. Cherchez l’erreur ».

En septembre 2016, dans un autre twitte, elle s’attaquait également à la fraude fiscale en France. « Ça représente quoi la fraude aux prestations sociales : 4 milliards ? Rien par rapport à la fraude fiscale : 80 milliards ». Pour l’instant, aucune réaction de Raquel Garrido, ni de la France Insoumise sur cette affaire qui risque de ternir l’image d’un parti politique qui dit combattre l’injustice sociale en France.

Il convient de rappeler que Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France Insoumise, a qualifié de « coup d’Etat social » la réforme du code du travail du gouvernement d’Edouard Philippe. « Les coups d’Etat social, ce ne sont pas que les ordonnances. L’ordonnance est en effet un coup d’Etat social », disait-il sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin ce 6 septembre 2017.