Crise en Catalogne : la justice espagnole retire le mandat d’arrêt lancé contre Carles Puigdemont

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La justice espagnole a retiré le mandat d’arrêt lancée contre Carles Puigdemont, leader séparatiste catalan en exil en Belgique depuis fin septembre

Va-t-on vers la fin de la crise catalane ? La Justice espagnole vient en effet de retirer le mandat d’arrêt qui avait été lancé contre Carles Puigdemont, leader séparatiste catalan en exil à Bruxelles, dans la capitale belge. L’information a été confirmée par les médias espagnols ce mardi.

D’après El Mundo, le juge d’instruction du Tribunal Suprême espagnol, Pablo Llarena, a accepté de retirer le mandat d’arrêt lancé contre le leader catalan déchu par l’article 155 de la Constitution espagnole au lendemain de la Déclaration Unilatérale de l’Indépendance (DUI) le 27 septembre dernier.

« Le juge d’instruction s’est expliqué »

Le mandat d’arrêt visait Carles Puigdemont et quatre autres ex conseillers : Antonio Comin, Lluis Puig, Meritwell Serret et Clara Ponsati. D’après El Mundo, le magistrat a donné l’ordre aux autorités belges pour qu’elles suspendent la demande de collaboration dans ce dossier. Le juge a expliqué sa décision.

Selon lui, le retrait du mandat d’arrêt est dû au fait que le délit de rébellion, par définition, a été commise par plusieurs personnes et que donc il est nécessaire que la réponse fournie par la justice soit homogène pour toutes les réponses. Selon le journal El Mundo, le fait que Puigdemont et les ex conseillers qui ont pris la fuite dépendent de la justice belge explique qu’ils pourraient être livrés de manière limitée, ce qui empêcherait la justice espagnole de pouvoir les traduire en justice de la même manière que ceux qui sont en Espagne.

« Puigdemont risque la prison une fois de retour en Espagne »

Toutefois, le juge ne renonce pas à prendre des sanctions contre Carles Puigdemont. D’après Pablo Llarena, une fois de retour en Espagne, Puigdemont et ses ex conseillers risquent la prison. Puigdemont n’a alors que deux options : revenir en Espagne pour participer aux élections autonomes du 21 décembre avec le risque d’être emprisonné ou rester en Belgique et bénéficier de la liberté.

Rappelons que Carles Puigdemont, ex président du gouvernement catalan, avait fui l’Espagne pour se réfugier en Belgique en fin septembre. Un mandat d’arrêt européen a été lancé contre lui quelques heures plus tard. Il est poursuivi pour « rébellion, sédition, malversation et autres délits contre le gouvernement et le parlement catalan ».