Jérusalem capitale d’Israël: en colère, la Ligue Arabe dénonce une « violation du droit international »

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epa03641822 Arab League Secretary General Nabil Elaraby (L) and Qatari Prime Minister and Foreign Minister Sheikh Hamad bin Jassem al-Thani (R), during a joint press conference after the end of Arab League Summit in Doha, Qatar, 26 March 2013. The Arab League has given Syria's seat in the 22-member bloc to the opposition coalition, as an annual summit kicked off in Doha. Qatar, a staunch supporter of the opposition, had invited members of the National Coalition for Syrian Revolutionary and Opposition Forces, to attend the two-day meeting for the first time. EPA/STR

Les ministres des Affaires étrangères de vingt-deux pays de Ligue Arabe se sont réunis à Caire, dans la capitale d’Egypte pour protester contre la décision de l’administration américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël 

Le monde arabe ne décolère pas. Moins d’une semaine après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump, les dirigeants du monde arabe haussent le ton. Ce dimanche, en marge d’une rencontre qui a réuni les ministres arabes des Affaires étrangères, ces derniers ont fait entendre leurs voix.

A l’unanimité, ils ont dénoncé une « violation illégale et dangereuse du droit international ». « C’est un développement dangereux qui met les Etats-Unis en position de parti pris en faveur de l’occupation et de la violation du droit international et des résolutions (internationales), pouvait-on lire dans une résolution rédigée par les ministres arabes.

D’après NBC News, la résolution qui contient deux pages ne prend pas des mesures punitives contre les Etats-Unis, tel que le boycott de produits américains ou la rupture de leurs liens avec ce pays. Dans leur déclaration, les dirigeants arabes se sont démarqués de la colère du peuple palestinien qui a violemment protesté la reconnaissance de Jérusalem dans les rues de la Palestine.

« Le travail politique est un travail responsable »

« Nous avons pris une décision politique, pas qui reflète ce qui se passe dans les rues. Le travail politique est un travail responsable. Jérusalem a été occupé pendant 50 ans. Ceci est une bataille élargie, une bataille qui connaîtra une escalade », a fait savoir Ahmed Abou Gheit, secrétaire-général de Ligue Arabe. 

Dans un discours tenu en marge de cette rencontre, Ahmed Abou Gheit parle d’une décision « dangereuse ». « Cette décision affecte les dirigeants arabes (…). Nous voulons être francs et appeler les choses par leurs noms. La décision prise par l’administration américaine (…) est inacceptable et est très dangereuse », a-t-il martelé.

« L’Arabie Saoudite hausse le ton »

Parmi les pays du monde arabe qui ont demandé à Trump de renoncer à cette décision, figure l’Arabie Saoudite, une des principales alliées des Etats-Unis dans la région.  » Mon gouvernement appelle l’administration américaine à renoncer à cette décision et à soutenir la volonté internationale afin de permettre au peuple palestinien de regagner leurs droits légitimes », a déclaré Adel Jubeir, ministre saoudien des Affaires étrangères.

Rappelons que le président américain, Donald Trump, a reconnu Jérusalem en tant que capitale de l’Etat d’Israël ce mercredi 6 décembre. Le président américain a également annoncé le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem dans un futur proche.

La décision a immédiatement exacerbé les tensions au Moyen-Orient, notamment dans les territoires palestiniens où de violentes manifestations ont eu lieu ces derniers jours. A Gaza, six palestiniens ont déjà été tués dans des violences en lien avec cette décision.