Affaire Wauquiez : « on ne pourra pas longtemps continuer comme ça », dit Copé

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Jean-François Copé, maire de Meaux et responsable politique de droite, a été l’invité de LCI ce dimanche 25 février. Sur le plateau, le proche de Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur plusieurs sujets dont sa cuisante défaite lors de la primaire de droite, la défaite du parti LR à la présidentielle, mais aussi les enregistrements audio attribués à Laurent Wauquiez, actuel chef de file du parti LR

Sur le LCI, Jean-François Copé défend le concept d’une « droite décomplexée », mais refuse toute complaisance avec le Front National. « Je suis l’inventeur de ce concept de ‘droite décomplexée’, mais aujourd’hui elle est assez dévoyée. Pour moi, la droite décomplexée, c’était la droite décomplexée par rapport à la gauche  (…) ».

Il ajoutera : « pour moi, la droite décomplexée, c’est dire ce qu’on pense par rapport à la gauche, mais à une condition, c’est d’être hermétique avec l’extrême-droite. A partir du moment où vous montrez de la complaisance vis-à-vis de l’extrême-droite, vous perdez tout crédit. Et malheureusement, comme beaucoup de mes amis, c’est ce que nous redoutons aujourd’hui à travers ce que nous entendons. »

« La forme est terriblement violente malheureusement »

A la question de savoir comment il qualifierait les propos tenus par Wauquiez à l’EM Lyon devant des étudiants, le maire de Meaux répond : « bah, écoutez, moi ce qui m’intéresse, c’est le fond des choses. La forme est terriblement violente malheureusement. Mais, surtout le fond est terrible parce qu’on y voit beaucoup de haine, alors que c’est notre famille politique… »

Sur les accusations de Wauquiez que Sarkozy a écouté ses ministres, Jean-François Copé parle de « trahison ». « Vous savez qu’accuser le président de la république d’avoir écouté ses ministres, cela pourrait relever de la haute trahison. Ce n’est même pas couvert par l’immunité présidentielle (…) », déplore-t-il.

« Ce n’est pas possible, on ne peut pas y arriver »

Sur le plateau de LCI, Copé fait part de son désespoir quant à l’avenir du parti. « (…) En tout cas, on ne pourra pas longtemps continuer comme ça. On ne pourrait pas continuer comme ça d’imaginer, d’espérer reconstruire la droite française uniquement avec à sa tête quelqu’un dont l’objectif est systématiquement de poignarder tout ce qui, de près ou de loin, pourrait lui donner sentiment d’incarner le début d’une concurrence. Ce n’est pas possible, on ne peut pas y arriver. »

A la question de savoir s’il pourrait rejoindre le mouvement de Valérie Pécresse, il répond : « bah, écoutez ! Mon idée, ce n’est pas de rejoindre qui que ce soit. C’est une démarche tout à fait normale, mais ce n’est pas normal qu’on ait dû en arriver là. Le vrai sujet n’est pas là. Lorsque je présidais l’UMP, j’avais rétabli les mouvements, les courants (…) »

Pour regarder l’interview dans son intégralité, cliquez ici : LCI