Bayrou encense Macron : « il n’est pas un président partisan, il a su défendre une vision »

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François Bayrou, président du MoDem, a accordé une interview exclusive au « Parisien ». Le leader centriste s’est prononcé sur plusieurs sujets, notamment sur la première année d’Emmanuel Macron en tant que président de la France

A la question de savoir si Macron est de droite, il répond : « non, il n’est pas un président partisan. C’est un président qui a une équation comme aucun de ses prédécesseurs depuis 20 ans. Il a su défendre une vision, faire preuve de caractère, donner un élan à des réformes qui étaient enlisées depuis longtemps et une nouvelle jeunesse à l’idéal européen ».

Et d’ajouter : « c’est cet impact personnel qui permettra de tenir la promesse de l’élection : rendre de la souplesse et de la vitalité à notre pays, particulièrement à l’économie, et ‘en même temps’ veiller à le faire au bénéfice de tous. Et particulièrement de ceux qui ne sont pas nés ‘du bon côté ‘. Cet équilibre est notre engagement. Et mon obsession ».

« Les Français avaient besoin d’autorité, il y a de l’autorité »

Au Parisien, François Bayrou loue la politique de Macron. « Il y a eu beaucoup d’avancées : la hausse du minimum vieillesse, la hausse de l’allocation adulte handicapé, la suppression progressive de la taxe d’habitation…Ce sont de fortes décisions, et elles ont été réellement prises. Mais, elles n’ont pas été mises en valeur dans le cadre d’un projet social assumé et cohérent. Ce qui a percuté, c’est l’autre volet, l’ISF et la baisse inopportune des APL », dit-il.

A la question de savoir si la bienveillance est au rendez-vous, le leader centriste répond : « le besoin de bienveillance, c’était une des intuitions les plus fortes d’Emmanuel Macron dans sa campagne. Les Français avaient besoin d’autorité, il y a de l’autorité. Ils avaient besoin d’incarnation dans la fonction présidentielle, il y a de l’incarnation. Besoin d’aller au bout de certaines réformes, on y va. Mais, au moins autant qu’efficacité, ils ont besoin d’attention, de reconnaissance, de justice ».

Pour lire l’interview dans son intégralité, cliquez ici : Le Parisien