Violence à Gaza : la Palestine traine Israël devant la Cour Pénale Internationale

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Les autorités palestiniennes ont annoncé ce mardi 23 mai 2018 avoir déposé une plainte auprès de la CPI (Cour Pénale Internationale) pour qu’une enquête immédiate soit ouverte après les violences de Gaza qui ont fait environ 60 morts

La Palestine fait recours à la CPI. Suite aux récentes vagues de violence qui ont secoué Gaza quelques heures après l’ouverture de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, les autorités palestiniennes estiment que la Cour Pénale Internationale devrait se pencher sur les 60 morts palestiniens tués par l’armée israélienne.

En effet, ce mardi, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki, a annoncé avoir demandé à la Cour Pénale Internationale d’ouvrir une « enquête immédiate » sur les crimes commis par Israël contre des habitants de Gaza. Selon le ministre palestinien, la plainte a pour but d’encourager la CPI à ouvrir une enquête sur les politiques menées par Israël en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et à Jérusalem Est.

Pour le ministre palestinien des Affaires étrangères, cette plainte permettra de juger le  travail de l’institution internationale. « Il y a une culture de l’impunité en Israël dans les crimes commis contre les Palestiniens. Cette plainte permettra de tester le mécanisme juridique et le respect du droit international », a déclaré Riyad al-Maliki.

« L’Autorité Palestinienne n’est pas un Etat »

En Israël, la plainte a suscité une réaction des autorités politiques. En effet, dans un communiqué publié sur Twitter, le ministère israélien des Affaires étrangères parle d’une décision « cynique qui n’a aucune validité juridique ». « Les Palestiniens continuent d’exploiter la CPI pour des raisons politiques, plutôt que d’œuvrer en faveur d’un processus de paix avec Israël », regrette le ministre israélien des Affaires étrangères.

Sur Twitter, Israël parle d’une action qui n’a aucune validité juridique étant donné que le pays n’a pas ratifié le traité de Rome qui a donné naissance à la CPI. « L’Autorité Palestinienne n’est pas un Etat », peut-on lire sur le compte Twitter du ministère israélien des Affaires étrangères.