La Corée du Nord menace d’annuler le sommet avec les USA après les menaces américaines

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Le sommet Etats-Unis-Corée du Nord risque de ne pas voir le jour. A quelques jours d’un événement historique, une déclaration du vice-président des Etats-Unis provoque la colère de Pyongyang

Le sommet Corée du Nord-Etats-Unis aura-t-il lieu ? Alors que l’administration Trump se frotte les mains pour accueillir un sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong-un, il faut s’attendre au pire. En effet, ces derniers jours, les relations diplomatiques entre les deux pays sont devenues houleuses.

Ce jeudi, les médias américains ont cité Choe Son Hui, ministre adjoint auprès du Ministère nord-coréen des Affaires étrangères. Cette dernière a sévèrement critiqué les propos de Mike Pence, vice-président des Etats-Unis. Pour comprendre la réaction de Pyongyang, il convient de revenir sur les propos tenus par Pence.

Tout est parti d’une partie d’une interview accordée à Fox News il y a quelques jours. Réagissant à la question nord-coréenne, Mike Pence avait fait un parallèle entre ce pays et la Libye, évoquant à demi-mot un changement de régime. « La semaine dernière, on a parlé du modèle libyen et comme vous le savez, comme le président Trump l’a si bien expliqué, ceci finira comme le modèle libyen si Kim Jong-un refuse l’accord », disait-il.

« Un sommet sous haute tension »

Les propos de Pence ne passent pas. En Corée du Nord, les autorités politiques ne décolèrent pas. « En tant que personne impliquée dans les affaires américaines, je ne peux cacher ma surprise suite à ces remarques ignorantes et stupides qui sont sorties de la bouche d’un vice-président américain », a dénoncé Choe Son Hui, ajoutant que le report ou non de ce sommet dépend de la manière dont les américains se comporteront avec la Corée du Nord.

Pour rappel, la déclaration de Choe Son Hui interviennent moins d’un mois avant le sommet de Singapour où devront se rencontrer Trump et Kim Jong-un. Le sommet est prévu ce 12 mai, mais d’ici là tout peut arriver. La rhétorique belliqueuse nord-américaine risque en effet de tout foutre en l’air.