Nadine Morano : « la République En Marche, c’est un peu un parti virtuel »

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Nadine Morano, députée européenne Les Républicains (LR), a été l’invitée de Jean-Jacques Bourdin ce 5 juin 2018. Sur le plateau de Bourdin Direct, plusieurs sujets ont été traités, notamment les Européennes. La députée LR a répondu à la question de Bourdin qui lui a demandé si elle souhaitait être tête de liste de son parti pour les Européennes

Pour la députée LR, la priorité, c’est d’avoir à définir un programme. « D’abord, notre priorité est de définir un programme ensemble pour que ce programme puisse convenir à l’ensemble des sensibilités de notre famille politique. Donc, le premier travail, pour nous, qui va commencer le 30 juin sera le point de départ du travail préparatoire pour présenter un projet aux Français pour les Européennes », explique-t-elle.

« C’est un peu un parti virtuel »

Nadine Morano a aussi réagi aux propos de Christophe Castaner qui n’exclut pas de soutenir des listes de maires LR ou PS pour les Européennes. « Encore une fois, je pense que ce parti politique qui n’est pas implanté et d’ailleurs on va très bien que pour adhérer à En Marche, il suffit de faire un clic sur internet. Il n’y a pas besoin de payer de cotisation. C’est un peu un parti virtuel », dit-elle.

Et d’ajouter : « je pense que la ficelle de Monsieur Castaner est très grosse comme ils ont beaucoup de difficultés à avoir des personnalités dans les territoires, ils se raccrochent à ce qui existe déjà ». A la question de savoir si elle est choquée par les propos de Castaner, elle rétorque : « écoutez, s’ils veulent soutenir nos candidats Les Républicains, grand bien leur fasse. Cela veut dire qu’ils n’ont pas de candidats à présenter (…) ».

« La France d’aujourd’hui n’est plus la France »

Sur le plateau de Bourdin Direct, Nadine Morano a parlé d’une opération qui sera organisée ce week-end. Son parti distribuera en effet des tracts avec le slogan : pour que la France reste la France. A la question de Bourdin qui lui demande si la France n’est plus la France, elle répond : « la France d’aujourd’hui n’est plus la France lorsqu’elle est écrasée d’impôts, lorsque nous sommes champion européen de la fiscalité, lorsque nous sommes submergés par la vague migratoire, lorsque nous devons faire face au terrorisme, lorsqu’on tue nos policiers dans les rues (…) ».

Sur le plateau de Bourdin Direct, la députée LR propose des solutions. Pour réduire les dépenses publiques, elle estime nécessaire de réduire le nombre de fonctionnaires en France, de supprimer l’aide médicale d’Etat estimée à 1 milliard d’euros, d’arrêter de maintenir sur le sol français des migrants mineurs non accompagnés.

Pour regarder l’émission dans son intégralité, cliquez ici : Bourdin Direct