Colombie : l’opposition dénonce le nouvel accord paix qui sera signé ce jeudi avec les Farc

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BOG109. BOGOTÁ (COLOMBIA), 23/06/2016.- Cientos de personas se reúnen para celebrar el acuerdo firmado en La Habana del cese el fuego y dejación de armas entre el Gobierno colombiano y la guerrilla de las FARC hoy, 23 de junio de 2016, en Bogotá (Colombia). EFE/LEONARDO MUÑOZ

Le gouvernement colombien et les rebelles Farc signeront ce jeudi 24 novembre 2016 un nouvel accord de paix après l’échec du premier il y a plus d’une semaine. Mais déjà, l’opposition colombienne dénonce que des points cruciaux n’aient pas été pris en compte pour ce nouvel accord

Va-ton vers un accord de paix définitif entre Farc et gouvernement colombien ? D’après les médias colombiens, un nouvel accord modifié sera signé ce jeudi au Théâtre Colon situé en plein cœur de Bogota. Les médias précisent que la signature de l’accord aura lieu à partir de 11H00.

Les médias colombiens confirment également que le Congrès de la République sera chargé de la ratification des modifications de l’accord. Dans son communiqué, le gouvernement colombien est clair : « la consolidation de la paix exige que nous avancions à pas fermes vers la mise en place des accords qui permettront de mettre fin à des années de conflit en Colombie ».

« Uribe dénonce »

La signature du nouvel accord aussitôt annoncée, des membres de l’opposition colombienne font part de leur désaccord. Ce mercredi, Alvaro Uribe Velez, ex président du pays et sénateur du Centre Démocratique, déplore le fait que des points sérieux n’aient pas été modifiés avant la signature du nouvel accord de paix.

« Il y a des points extrêmement sérieux. Le point sur l’impunité est maintenu tout comme dans le premier accord ; le point sur le narcotrafic est maintenu comme délit connexe au délit politique ; la seule issue qui est donnée au Farc est celle de recourir au tribunal des Farc pour reconnaître des délits afin de pouvoir obtenir la liberté », dénonce Alvaro Uribe Velez.

Il poursuit : « et tous les secteurs du NON ont dit que nous acceptons, nous sommes tous en faveur des droits de la femme. (…) Il y a des points extrêmement graves comme celui des victimes, imaginez-vous, environ 600 personnes enlevées dont on n’a plus de nouvelles et les familles espèrent avoir des nouvelles d’elles ou le point sur les enfants. Je dirais que ces points sont très sérieux. Pourquoi n’ont-ils pas voulu les modifier ? ».