Malabo : le Maroc quitte le sommet arabo-africain à cause de la présence du front Polisario

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Le Maroc et huit pays ont boycotté ce mercredi 23 novembre 2016 le sommet arabo-africain qui se tient à Malabo en Guinée-équatoriale. Ils protestent contre la présence du Front Polisario, mouvement politique qui demande l’indépendance du Sahara Occidental, un territoire que le Maroc considère comme partie intégrante du royaume

Le Maroc et plusieurs pays arabes ont boudé le sommet arabo-africain qui se tient en ce moment même à Malabo, dans la capitale de la Guinée-équatoriale. Le Maroc et ses alliés protestent en effet contre la participation du Front Polisario à cet événement, nous apprennent les médias présents à ce sommet.

Sur son site, l’agence marocaine de l’information MAP cite les propos du ministre marocain des Affaires étrangères qui justifie la décision du royaume de quitter le sommet arabo-africain par « la présence de l’emblème d’une entité marionnette dans les salles de réunion ».

« 8 pays claquent la porte du sommet »

Le ministre marocain des Affaires étrangères a cité les huit autres pays qui ont claqué la porte du sommet. Il s’agit en effet de l’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes, du Bahreïn, du Qatar, de l’Oman, de la Jordanie, du Yémen et de la somalie. Ces huit pays soulignent « le respect de la souveraineté des Etats et de leur unité territoriale ».

Dans un communiqué, le gouvernement marocain s’explique : « le Maroc et les huit pays  arabes ont été obligés de se retirer du sommet pour ne accepter le manque de respect aux principes d’action arabo-africaine ». Dans la presse, l’on précise que la décision du Maroc n’a pas été bien accueillie par la Guinée-équatoriale : « nous ne pouvons pas encaisser ce coup », s’est indigné un commentateur.

« Le Maroc ne transige pas sur la question du Sahara Occidental »

Pour rappel, les relations entre le Maroc et le Sahara Occidental n’ont jamais été au beau fixe. Le Maroc considère en effet que le Sahara est une partie intégrante de son territoire. Pour les Sahraouis, c’est argument ne tient pas. Le 11 novembre dernier, Mohamed Salam Ould Salek, ministre sahraoui des Affaires étrangères, avait ouvertement qualifié le Maroc de « puissance occupante ».

Il convient de souligner que le Maroc a décidé de faire son retour au sein de l’Union Africaine, une organisation qu’elle avait quittée en 1984 pour protester contre la décision à l’époque de l’organisation d’accepter le Sahara Occidental comme membre. Plus de 20 ans après, le Maroc compte revenir au sein de l’union, mais ne compte pas transiger sur la très sensible question sahraouie.