Exclusive : vers une coopération USA-opposition iranienne : que préparent les Américains en Iran ?

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Des autorités américaines de premier plan projettent de coopérer avec l’opposition iranienne basée à Paris et considérée par Téhéran comme un groupe terroriste. Les autorités américaines estiment que l’opposition iranienne est une alternative aux Ayatollah qui dirigent la République Islamique d’Iran depuis plusieurs années

Que préparent les Etats-Unis en Iran ? Une douzaine d’autorités américaines ont demandé à Donald Trump de travailler avec  l’opposition iranienne une fois qu’il prendra fonction. Dans une lettre publiée par FOX News, 23 ex autorités américaines ont en effet demandé à Trump de travailler avec le Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI).

Le groupe basé à Paris appelle à la tenue d’élections libres en Iran et à la liberté de religion dans le Royaume. Le groupe appelle aussi, en ses termes, à la fin de « la dictature religieuse ». Entre le Conseil National de la Résistance Iranienne et le gouvernement iranien, force est de constater que les relations n’ont jamais été au beau fixe.

« Restaurer l’influence des Etats-Unis »

Le groupe avait en effet aidé les services de renseignement américains durant l’invasion de l’Irak en 2003. Le groupe avait aussi révélé le nouveau programme nucléaire iranien. En Iran, le groupe est considéré par les autorités comme un groupe terroriste. Les autorités américaines qui ont adressé la lettre à Trump espèrent s’appuyer sur le CNRI pour « restaurer l’influence des Etats-Unis ».

Dans la lettre publiée par Fox News, on pouvait lire : « les dirigeants iraniens ont ciblé directement les intérêts stratégiques des Etats-Unis, ses décisions politiques et ses principes et ceux de nos alliés et de nos amis au Moyen-Orient. Pour restaurer l’influence et la crédibilité des Etats-Unis dans le monde, les Etats-Unis ont besoin de revoir leur politique ».

« Il y a une alternative aux Ayatollah »

Dans la lettre, les signataires dénoncent un manque de coopération de Téhéran. « Le président Obama avait exprimé l’espoir que les négociations sur le nucléaire pousseraient l’Iran à traiter les intérêts américains avec une plus grande considération. Il est désormais clair que les dirigeants iraniens n’ont aucun intérêt réciproque ».

Dans une interview accordée à Fox News, l’ex ambassadeur américain auprès de l’ONU s’explique. « Je pense que ce que nous pouvons dire est ceci : ‘il y a une opposition en Iran. Elle est un peu éparpillée comme toutes les oppositions et de nombreux groupes ne s’entendent pas tous ensemble, mais soyons claires. Il y a une alternative aux Ayatollah », déclare John Bolton, ex ambassadeur américain auprès de l’ONU.

« 4 hautes personnalités ont signé la lettre »

Parmi les signataires de la lettre, figurent des personnalités de premier plan dont Rudolph Giuliani, ex Maire de New York ; Joe Lieberman, ex Sénateur et Hugh Shelton, ex général de l’armée américaine, aujourd’hui à la retraite. Il convient de souligner que ce n’est pas la première fois que Donald Trump est sollicité sur le dossier iranien.

Il y a mois, Fox News avait obtenu un exemplaire d’une lettre adressée à Trump par des dissidents iraniens qui demandaient au nouveau président américain de respecter les promesses de sa campagne de revoir l’accord nucléaire iranien signé entre l’Iran et six puissances occidentales en 2015.

 « Que préparent les autorités américaines en coopérant avec l’opposition iranienne ? »

Cette volonté de coopérer avec l’opposition iranienne intervient au moment où l’Iran refuse catégoriquement de renégocier l’accord nucléaire déjà signé. « Il n’y aura aucune renégociation et le dossier de l’accord ne sera rouvert. Nous et de nombreux analystes considérons que l’accord est décidé. La nouvelle administration américaine ne pourra pas l’abandonner », a déclaré Araqchi, l’homme qui avait négocié l’accord nucléaire de 2015.

Alors que préparent les autorités américaines en voulant coopérer avec l’opposition iranienne ? Cherchent-ils un « changement de régime » comme cela a été le cas pour l’Irak ? Pour le moment, difficile de répondre à ces questions. Une chose est sûre : certains sont entrain de souffler sur les braises.