Fillon mis sur la touche, la Droite cherche désespérément un « Plan B » pour éviter le pire

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Face aux nouvelles révélations qui accablent François Fillon et qui compromettent sérieusement ses chances de représenter les LR (Les Républicains) à la présidentielle de 2017, le scénario de sa succession est alors envisagé pour assurer son départ en douceur. Mais, pour le moment, les LR peinent à trouver un successeur digne de ce nom

François Fillon de mal en pis. Une semaine après les révélations d’emploi fictif qui secoue sa campagne, une nouvelle révélation a été faite ce jeudi. Des enquêteurs en charge du dossier ont annoncé avoir retrouvé le contrat de travail de sa femme, Penelope Fillon, à l’origine du scandale qui tient en haleine toute la France.

Ce jeudi, le quotidien Le Nouvel observateur a pu obtenir une copie du contrat de travail signé entre 1998 et 2002. A l’époque des faits, souligne le quotidien, François Fillon était député et président du Conseil Départemental de la Sarthe puis du Conseil régional des Pays de la Loire. Penelope était alors censée se rendre dans son lieu de travail au 10 Rue Gambetta, au Mans, situé à des centaines de km de sa résidence.

Le Nouvel Observateur cite des témoins qui affirment n’avoir jamais vu Penelope Fillon à la permanence du parti. Autre bémol : Penelope a affirmé aux enquêteurs ne plus se souvenir…alors que d’après Le Nouvel Observateur, elle a elle-même signé le contrat à la date du 7 avril 1998. Un contrat de 39 heures pour un salaire de 20 752 francs (environ 4 000 euros) en plein temps, révèle le journal.

« Une vidéo de 2007 cloue Penelope Fillon au pilori »

Ce jeudi, Penelope Fillon est à nouveau rattrapée par son passé. Dans une interview datant de 2007 et publié par plusieurs médias dont Lemonde.fr, elle déclarait n’avoir jamais été l’assistante de son mari. « Je n’ai jamais été son assistante. Je ne me suis pas occupée de sa communication non plus ». D’après Lemonde, un extrait de la vidéo sera diffusé sur France 2 ce 2 février au soir.

Cette révélation intervient moins de 24 heures après que des enquêteurs ont confirmé que Penelope Fillon avait touché 831 000 euros pendant 15 ans, au lieu de 500 000 euros comme l’avait affirmé le Canard Enchaîné, qui avait été le premier média à avoir révélé le scandale. Dans la journée de mercredi, les enquêteurs révèlent que les deux enfants de Fillon ont perçu 83 000 euros.

« Je ne serai jamais un Plan B »

Des révélations qui, si elles sont avérées, abattent toute chance de Fillon de briguer un mandat présidentiel. Le candidat François Fillon est alors sur la corde raide. Sa succession ne devrait pas tarder. Ce mercredi, la succession du candidat à la présidentielle a été en effet sur toutes les lèvres. Les LR prennent très au sérieux le scénario du « Plan B », un candidat qui pourrait en effet éviter l’arrivée de Marine Le Pen à la tête de la France.

Ce mercredi, quatre noms ont circulé dans la presse française. Des candidats qui devraient succéder à un Fillon plus que jamais affaibli. Il s’agit en effet d’Alain Juppé, de François Baroin, de Xavier Bertrand et de Gérard Larcher. Le candidat idéal pour remplacer Fillon est Alain Juppé. Toutefois, ce dernier refuse catégoriquement d’être un « Plan B ». « Je ne serai jamais un Plan B », a-t-il martelé devant des journalistes à Bordeaux.

Dans un sondage paru ce jeudi, 57% des personnes interrogées souhaitent que François Fillon ne représente pas les LR pour la prochaine présidentielle contre seulement 27% qui souhaitent qu’il soit maintenu. Alors qui pour sauver le bateau LR en plein naufrage ? Les prochaines heures seront décisives.