Islam de France : une « Charte de l’Imam » a été adoptée pour modérer le discours des Imams

0
611
Members of the Muslim community attend the Friday prayer at Strasbourg Grand Mosque, France, November 20, 2015, one week after the deadly attacks in Paris. REUTERS/Vincent Kessler - RTS844Y

Une « Charte de l’Imam » a été adoptée ce 29 mars 2017 et devra être signée par les mosquées présentes sur le sol français. Son but est de modérer le discours des prédicateurs musulmans dans les mosquées

Une « charte de l’Imam » pour modérer le discours des prédicateurs islamiques. Le Conseil Français de Culte Musulman (CFCM) s’est en effet doté d’une « Charte de l’Imam » dont le but est de lutter contre les discours radicaux dans un contexte difficile marqué par la montée en puissance du fondamentalisme religieux.

Le texte a été adopté ce mercredi 29 mars. Dans un communiqué publié par le Conseil Français de Culte Musulman, l’on explique que les mosquées seront ainsi « invitées à faire de la signature » de cette charte « un élément essentiel à prendre en compte lors du recrutement d’un Imam ».

Dans la presse, on note que le CFCM avait déjà fait part de son intention de proposer cette charte dès l’automne 2015 peu après les attentats du 13 novembre. Toutefois, le projet avait du mal en prendre forme en raison de la difficulté de faire avancer un « islam de France » pour des responsables souvent divisés.

« 1800 Imams en France »

« Le travail pour qu’il soit crédible, il faut qu’il soit effectué par des personnes légitimes et qui ont la légitimité de faire ce travail sur le plan théologique, d’où le regroupement d’un certain nombre d’Imams et de théologiens de référence », a souligné Anouar Kbibech, président du Conseil Français de Culte Musulman.

D’après le ministère français de l’Intérieur, une charte sera soumise à tous les Imams de France, leur formation sera harmonisée et une formation civique sera obligatoire pour les Imams qui interviennent en prison. Rappelons que la France compte environ 1800 Imams et 2 500 mosquées et salles de prières, d’après les estimations.

Les autorités françaises veulent à tout prix surveiller les discours des prédicateurs d’autant plus que la France est devenue ces dernières années une cible privilégiée des groupes terroristes.