Crise du Golfe : un délai de 48 heures a été donné au Qatar pour débloquer la situation

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Le Qatar a 48 heures pour répondre aux doléances faites par ces voisins qui ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha l’accusant de financer le terrorisme

La crise diplomatique entre le Qatar et ses voisins n’a pas encore connu sa fin. Il y a une semaine, l’Arabie Saoudite et ses alliés avaient soumis au Qatar une liste de treize doléances afin de résoudre le conflit qui les oppose. Parmi les doléances, figure une presque intenable : la fermeture définitive de la chaîne Al-Jazeera.

Le Qatar s’était indigné des doléances jugées trop exigeantes de la part des pays du Golfe et les avait qualifiées d’irraisonnables. « La liste des doléances confirme ce que le Qatar disait depuis le début, le blocus illégal (imposé au Qatar) n’a rien à voir avec la lutte contre le terrorisme », s’était agacé Sheikh Saif Ben Ahmad, directeur de communication du gouvernement qatari.

« Ni réalistes, ni faisables »

Il dénonce des doléances qui ne sont ni « réalistes, ni faisables ». « Le secrétaire d’Etat américain a récemment appelé les pays du Golfe à produire une liste de doléances qui était raisonnables et faisables. Le ministre britannique des Affaires étrangères avait demandé que ces doléances soient ‘réalisables et réalistes’. Cette liste ne respecte pas ce critère ».

Meshal Hamad Al Thani, ambassadeur du Qatar aux Etats-Unis, avait dénoncé les exigences et avait évoqué une tentative des pays du Golfe de supprimer la liberté d’expression en voulant fermer la chaîne Al-Jazeera. Le Qatar avait immédiatement fait savoir qu’il étudiait les demandes et fournirait une réponse dans les plus brefs délais.  Doha n’avait que dix jours pour fournir une réponse.

« Un délai de 48 heures »

Ce lundi, on apprend dans la presse que ce délai a été prolongé de 48 heures pour permettre à Doha de fournir une réponse aux différentes doléances qui lui sont soumises. L’on a également appris que les ministres des Affaires étrangères des 4 pays qui ont imposé des sanctions au Qatar (Arabie Saoudite, Bahreïn, Egypte et les Emirats Arabes Unis) doivent se rencontrer au Caire ce mercredi pour tenter de trouver une sortie de crise.

Rappelons que les quatre pays avaient coupé les relations diplomatiques avec le Qatar qu’ils accusent de financer des organisations terroristes, de s’immiscer dans des affaires internes des pays de la région et de se rapprocher de l’Iran perçu comme le plus grand rival de l’Arabie Saoudite dans la région.

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