Exécution d’un jeune de 21 ans : Amnesty a violemment dénoncé l’acte ‘’ honteux’’ de Téhéran

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(Article de Hamid Enayat)

La mobilisation n’aura pas suffi. Alireza Tajiki, un jeune homme de 21 ans, a été exécuté ce jeudi matin en Iran. Il avait été condamné en 2012 à la peine capitale pour le viol et le meurtre d’un homme, Il n’avait que 15 ans à l’époque et ses aveux avaient été obtenus sous la torture.

‘’En procédant à cette exécution, au mépris de leurs obligations découlant du droit international et d’une forte opposition de l’opinion publique iranienne et internationale, les autorités iraniennes démontrent une nouvelle fois le peu de cas qu’elles font des droits des mineurs ‘’ a déclaré l’Amnesty international.

Ce même jour, 12 autres personnes ont été exécutées. Onze de ces victimes ont été exécutés collectivement dans la prison de Birjand (à l’est de l’Iran) dans une mise en scène macabre. Au mois de juillet 111 personnes ont été exécutés en Iran. Et au mois d’aout jusqu’à maintenant 28 personnes ont été pendus. Par ailleurs, Le 30 juillet dernier, les gardiens de la prison sinistre  de Gohardacht (Karaj, 40 km à l’ouest de Téhéran) ont brutalement attaqué les prisonniers politiques et les ont roués de coups.

Cette attaque intervient juste au lendemain d’un communiqué signé par les prisonniers politiques, dans lequel ils réclamaient justice pour les victimes du massacre des prisons. Des dizaines de milliers de prisonniers politiques avaient été exécuté en 1988. Le communiqué récent appelait à traduire en justice les responsables de ces crimes. Ils rappelaient que les protagonistes de ces tueries occupent pour la plupart des postes clés dans le gouvernement et se disent fières d’avoir commis ces massacres.

Les prisonniers politiques protestataires qui ont été battus le 30 juillet ont été transférés de force de leurs cellules de la prison de Gohardacht à la salle 10 du quartier 4. Les autorités pénitentiaires ont privé ces prisonniers politiques de minimum de moyens quotidiens et de vêtements décents.

Cette analyse a été faite par Hamid Enayat, journaliste iranien basé en France.

NB: cette analyse n’engage que son auteur. Elle ne reflète en aucun cas la ligne éditoriale du média, www.lecourrier-du-soir.com