Mike Pompeo, patron de la CIA : « la Russie, l’Iran, le Hezbollah et Cuba sont déjà au Venezuela »

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Mike Pompeo, Directeur de la CIA

Le patron de la CIA, Mike Pompeo, accuse la Russie, l’Iran, le Hezbollah et Cuba d’être présents au Venezuela, un pays très riche en pétrole et qui traverse une grave crise politique depuis quelques mois

Le Venezuela risque-t-il de devenir la future Syrie de l’Amérique Latine ? Au moment où le gouvernement de Nicolas Maduro fait face à une contestation populaire de plus en plus importante, les relents de la guerre syrienne se font déjà sentir entre d’une part les Etats-Unis et leurs alliés, et d’autre part la Russie et l’Iran, des puissances militaires qui opèrent déjà en Syrie.

Deux jours seulement après les déclarations de Trump qu’il n’exclut pas une option militaire pour renverser le gouvernement de Nicolas Maduro, les services de renseignement américains pointent du doigt la présence de la Russie, de l’Iran et du Hezbollah libanais dans ce pays d’Amérique, très riche en pétrole.

Invité sur le plateau de Fox News ce dimanche, le patron de la CIA, Mike Pompeo, a en effet ouvertement fait savoir que l’Iran, le Hezbollah et la Russie sont déjà présents au Venezuela.  A la question du journaliste de savoir si le problème du Venezuela concerne vraiment les Etats-Unis, le patron de CIA estime que oui.

« L’Amérique a besoin de prendre cette situation très au sérieux »

« Ecoute, le Venezuela peut tout à fait poser un risque aux Etats-Unis. Les Cubains sont là, les Russes sont là, les Iraniens, le Hezbollah sont là. Ceci risque de devenir un endroit très dangereux et donc l’Amérique a besoin de prendre cette situation très au sérieux », a-t-il fait savoir.

L’actuel numéro 1 de la CIA accuse le gouvernement vénézuélien de placer des snipers au-dessus des bâtiments pour tirer sur la population civile. « Les informations que nous avons-nous indiquent que le régime de Maduro continue de placer des snipers au-dessus des bâtiments et fait des choses horribles. (…) La politique américaine est de travailler avec nos partenaires latino-américains pour essayer de restaurer la démocratie », dit-il.

« La crise au Venezuela ne peut pas se résoudre par des actions militaires »

Pendant que la situation devient de plus en plus tendue au Venezuela, en Amérique Latine, les dirigeants politiques rejettent toute action militaire, tel qu’annoncé par Trump. « Nous rejetons les mesures militaires et l’usage de la force dans le système international. Toutes les mesures doivent respecter la souveraineté du Venezuela à travers des solutions pacifiques », a martelé le ministère colombien des Affaires étrangères.

« La crise au Venezuela ne peut pas se résoudre par des actions militaires, internes ou externes », a précisé le gouvernement mexicain qui a rejeté « l’usage ou la menace de recourir à l’usage de la force dans les relations internationales ». D’ailleurs, ce 8 août, 12 pays d’Amérique Latine ont adopté la Déclaration de Lima « rejetant fermement toute violence et tout usage de la force » contre le Venezuela.

Pour voir l’interview du patron de la CIA, cliquez ici : Fox News