Jean-Luc Mélenchon : « Le PS est le seul zoo de France où les animaux se gardent entre eux »

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Dans une interview exclusive accordée au Provence, Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, a sévèrement taclé le PS (Parti Socialiste) qu’il a comparé à un « zoo d’animaux »

Jean-Luc Mélenchon tire sur le PS. En effet, dans une interview exclusive accordée au quotidien La Provence à paraître demain, le chef de file de la France insoumise n’a pas été tendre envers le Parti Socialiste qui a essuyé une cuisante défaite lors de la dernière présidentielle.

Dans l’interview, Jean-Luc Mélenchon a évoqué ses ambitions pour la ville de Marseille mais aussi pour l’Elysée. « (…) Je suis un homme politique qui doit diriger un grand mouvement politique. Et mon objectif, c’est la conquête du pouvoir. C’est cela que je dois essentiellement préparer ».

« Si la mobilisation est forte, Macron sera obligé de reculer »

Parlant du début de quinquennat de Macron, il estime que le président français sera obligé de reculer si « la mobilisation est forte ». « Si la mobilisation est forte, Macron sera obligé de reculer. On ne gouverne pas un si grand peuple, aussi talentueux, avec une telle tradition démocratique, à coups de bâtons ».

Parlant du Parti Socialiste, le jugement de Mélenchon est encore plus sévère. « Le Parti Socialiste est aujourd’hui le seul zoo de France où les animaux se gardent entre eux. La vielle gauche est à bout de souffle. Cela ne m’empêche pas de jeter la rancune à la rivière », dira le chef de file de la France insoumise.

« Le remplacement est en cours »

Rappelons que ce n’est pas la première fois que Jean-Luc Mélenchon règle ses comptes avec le Parti Socialiste. En effet, ce 13 juin, sur le plateau de RTL, il avait déclaré que le remplacement du PS par la France insoumise était en cours. « Le remplacement est en cours », avait-il déclaré.

Et d’ajouter : « le remplacement parce que le Parti Socialiste a été une structure qui a été disqualifié par les électeurs, et pas par moi. Moi, je sais ce que j’en pense et pourquoi je l’ai quitté en 2008. Mais, il ne suffit pas qu’il soit disqualifié, il faut le remplacer, il faut qu’il y ait une force alternative qui soit là, qui soit capable de cristalliser (…) ».

L’interview de La Provence sera en ligne demain dans son intégralité. Vous pourrez aussi le lire sur Lecourrier-du-soir.com.