Sur RMC, Valls salue la politique de Macron et dénonce une France qui « n’aime pas la réussite »

0
2033

Manuel Valls, ex premier ministre de la France et député de l’Essonne, a été l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur le plateau de Bourdin Direct ce jeudi 6 octobre 2017. L’ex ministre de l’Intérieur s’est prononcé sur de nombreux sujets dont l’indépendance de la Catalogne qui pourrait être déclarée la semaine prochaine tel qu’annoncé par Carles Puigdemont, président de la Generalitat

Sur la plateau de RMC, Manuel Valls a réitéré sa position sur le fait qu’Emmanuel Macron est une chance pour la France. « Emmanuel Macron a été élu, c’est une chance. Il y aurait pu avoir Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. On a eu Emmanuel Macron. C’est pour cela que je l’ai soutenu dès le premier tour », a-t-il affirmé.

Et d’ajouter : « je crois que c’est une chance en termes d’images pour le pays, de dynamisme, de réforme, de rénovation. Donc, il faut qu’il réussisse. On a le sentiment depuis quelques semaines que partout, ce qu’on souhaite c’est son échec (…) parce que dans notre pays, au fond on n’aime pas la réussite (…) ».

« Ça, c’est insupportable »

Réagissant aux accusations selon lesquelles Macron est le président des riches, Manuels Valls dira : « ça, c’est insupportable. C’est toujours la même chose (…). Qu’il y ait un besoin d’égalité dans ces moments difficiles, bien sûr, mais d’un côté, il y a la suppression de l’ISF (…), c’est une bonne chose et il faut l’assumer et de l’autre côté il faut mettre en avant la suppression de la taxe d’habitation, les cotisations sociales…Je pense qu’il faudra aller plus loin ».

Manuel Valls est aussi revenu sur son bras de fer avec la France Insoumise qui l’accuse de parler comme l’extrême-droite. Il dira : « c’est une manière de disqualifier les arguments. (…) au fond, on considère que tous les musulmans sont les damnés de la terre…On relativise tout et on n’oublie que nous faisons face à une idéologie totalitaire : l’islamisme, l’Islam politique qui veut imposer dans le monde ou dans certains de nos quartiers leurs visions sur l’Etat (…) ».

« Défaire l’Espagne (…), c’est défaire l’Europe »

Le député de l’Essonne, d’origine catalane, s’est aussi prononcé sur le cas de la Catalogne où un référendum jugé illégal par Madrid a été violemment réprimé ce dimanche. Sur RMC, l’ancien premier ministre a ouvertement rejeté la proposition du maire de Perpignan qui l’avait sollicité pour jouer un rôle de médiateur dans cette crise espagnole.

A la question de savoir si la proclamation de l’indépendance de la Catalogne serait une folie, Valls répond : « oui, ce serait une folie ». Pour Manuel Valls, il y a une vraie autonomie en Catalogne qui est respectée par les Espagnols. « La force de l’Espagne, c’est d’avoir de grandes régions comme la Catalogne et le Pays Basque et la force de la Catalogne et du Pays Basque, c’est d’être dans une des vieux Etats nations de l’Europe. Défaire l’Espagne (…), c’est défaire l’Europe », prévient-il.

Pour écouter cette interview dans son intégralité, cliquez ici : RMC