Conflit israélo-palestinien : des milliers de Juifs extrémistes prennent d’assaut la mosquée Al-Aqsa

0
223

La mosquée Al-Aqsa a été prise d’assaut ce dimanche 8 octobre 2017 par des milliers de Juifs extrémistes escortés par la police israélienne

La mosquée d’Al-Aqsa a été prise d’assaut. La très symbolique mosquée d’Al-Aqsa a été prise d’assaut par un groupe de colons juifs. Les faits se sont déroulés ce dimanche 8 octobre. D’après l’agence de presse palestinienne Wafa, les colons ont été escortés par des policiers à leur arrivée sur les lieux.

Toujours selon l’agence de presse palestinienne qui cite son correspondant présent sur les lieux, ils étaient environ 300 extrémistes juifs à s’insurger dans l’enceinte de la mosquée sacrée. Ils ont prié dans les lieux au moment où la police israélienne empêchait que les musulmans accèdent à la mosquée.

« Des colons juifs prennent d’assaut les lieux dès 7h00 du matin »

D’après l’agence de presse, il n’y a eu aucune confrontation entre les colons juifs et les musulmans. Selon des informations fournies par Maan News, un groupuscule de colons a commencé à entrer dans la mosquée sainte aux environs 7h00. Ils ont été rejoints par des milliers d’extrémistes juifs aux alentours de midi.

Rappelons que la mosquée Al-Aqsa est un symbole dans le conflit qui oppose Israël à la Palestine. En effet, suite à l’annexion de Jérusalem Est par Israël en 1967, les autorités israéliennes avaient trouvé un accord avec les Musulmans interdisant aux non Musulmans de formuler des prières dans cette mosquée.

« Risque de guerres civiles dans la région »

Mais, l’accord sera violé. En effet, en mars dernier, un tribunal israélien avait rendu son verdict, autorisant les Juifs à prier dans cette mosquée. La décision très controversée avait suscité une vive réaction de la communauté musulmane. Youssouf Adeis, ministre palestinien en charge des Affaires religieuses, avait mis en garde contre les risques d’une guerre civile dans la région.

Youssou Adeis ira plus loin, affirmant que les décisions rendues par des tribunaux israéliens sont une extension de l’approche coloniale qui consiste, selon lui, à « essayer de donner un caractère légal » aux violations et aux crimes qui ont déjà touché le peuple palestinien et leur identité religieuse, culturelle et nationale.