Rapport de l’OFCE : le budget 2018 du gouvernement Macron profitera aux plus aisés

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Une étude publiée ce 15 janvier 2018 par l’OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques) nous apprend que le budget de 2018 profitera aux plus aisés

Le premier budget de Macron fait grincer des dents. C’est en tout cas ce qui relève une étude menée par l’OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques). L’étude intitulée « Budget 2018 : pas d’austérité mais des inégalités » dénonce des « arbitrages qui devraient accroître les inégalités à court terme par rapport à 2017 ».

L’étude distingue trois types de ménage. « Tout d’abord, pour une majorité de ménages, ces mesures ne devraient impacter qu’à la marge leur niveau de vie. Ainsi, pour les ménages dont le niveau de vie est supérieur à 5% les plus modestes et inférieur au 25% les plus aisés, l’impact serait inférieur à +/-0,2% de leur niveau de vie, l’abattement de 30% de la taxe d’habitation et l’élargissement du crédit d’impôt pour les emplois à domicile, voté en 2016 dans le cadre de la loi de finance initiale 2017, venant compenser les hausses de fiscalité écologique et sur le tabac ainsi que les effets de la hausse de la CSG pour les ménages retraités » précise l’étude.

« Le gouvernement privilégie les ménages les plus aisés »

Elle ajoute : « la seconde catégorie de ménage est constituée des ménages du premier vingtile de niveau de vie (les 5% les plus modestes) et des ménages dont le niveau de vie se situe entre le troisième quartile et l’avant-dernier vingtile (les 5% des ménages situés juste en dessous des 5% les plus aisés de la distribution). En moyenne, en 2018, ces ménages devraient voir leur niveau de réduire sous l’effet des mesures étudiées (…) ».

L’étude reproche ouvertement le gouvernement Macron de « privilégier à court terme les ménages les plus aisés ». « En faisant de la baisse de fiscalité sur le capital une priorité du budget en 2018, le gouvernement a fait le choix de privilégier à court terme les ménages les plus aisés », dénonce l’OFCE.

Pour lire l’étude dans son intégralité, cliquez ici : OFCE