Islamisme radical : « Il y a 1 500 terroristes en Europe », d’après l’Union Européenne

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Gilles de Kerchove, coordinateur anti-terroriste de l’Union Européenne, estime qu’il y a 1 500 terroristes en provenance de la Syrie et d’Irak présents sur le sol Européen

La montée de l’islamisme risque de devenir un problème majeur en Occident. Alors que les pays du Moyen-Orient font face à des crises politiques sans précédent, l’islamisme radical y gagne du terrain. Toutefois, ces pays ne sont pas seuls concernés par ce phénomène. En Occident aussi, la présence des djihadistes inquiète.

En effet, dans une interview accordée au média espagnol Abc.es et publiée ce 4 mars, Gilles de Kerchove, coordinateur anti-terroriste de l’Union Européenne, a fait de graves révélations. Selon ce dernier, 1 500 terroristes de retour de la Syrie et de l’Irak sont présents sur le continent européen.

« Les djihadistes de retour de la Syrie sont plus dangereux que les radicalisés »

Parlant de la présence de ces terroristes en Europe, il dira : « nous estimons que 5 000 ont rejoint Daesh et Jabbat Al Nosra en Syrie et en Irak, 1 000 d’entre eux sont assassinés  et que 1 500 d’entre eux sont revenus en Europe. Il y a aussi une réserve potentielle de 2 500. Je dis potentiel parce que beaucoup ont pu mourir mais nous n’avons pas de preuves, d’autres sont partis vers l’Afghanistan ou les Philippines. »

Gilles de Kerchove a aussi abordé la question de la radicalisation de certains détenus. A la question de savoir si les djihadistes de retour de la Syrie sont plus dangereux que les terroristes radicalisés qui se trouvent déjà sur le sol européen, il répond : « la plus grande menace à laquelle nous faisons face est celle de ceux qui viennent de la Syrie et de l’Irak et qui ont eu un grand contact avec l’organisation et qui se sont radicalisés (…) ».

« Vers un FBI européen » 

A la question de savoir si en Europe il est possible de mettre en place un FBI européen, il répond : « Europol aide tous les Etats membres, mais Europol n’est pas comme le FBI. Ce n’est pas une police qui pourra opérer et mener des enquêtes directement sur le terrain ». Gilles de Kerchove n’exclut pas l’idée d’un FBI européen, mais si seulement la menace devient très sérieuse.

« Si dans dix ans, nous faisons face à de nouvelles  menaces plus importantes, hybrides et liées au cyber-terrorisme, peut-être que les Etats membres décideront d’aller vers une agence européenne, mais pour l’instant il n’y a pas de volonté des Etats membres pour cela », précise-t-il.

Pour lire dans son intégralité et en version espagnole, cliquez ici : Abc.es