Les pays du Golfe débloquent 2,5 milliards de dollars pour éviter un printemps arabe en Jordanie

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L’Arabie Saoudite, le Koweït et les Emirats Arabes Unis ont annoncé depuis La Mecque une aide financière de 2,5 milliards de dollars destinés à la Jordanie, un pays qui traverse une grave crise économique

Les pays du Golfe volent au secours de la Jordanie. Alors que le pays traverse une crise économique sans précédent, l’Arabie Saoudite et deux pays du Golfe ont décidé d’apporter leur soutien à la Jordanie afin d’éviter, à long ou à court terme, un soulèvement populaire qui serait synonyme d’un printemps arabe.

L’Information a été confirmée par le médias jordanien Jordan Times qui précise que l’Arabie Saoudite, le Koweït et les Emirats Arabes Unis ont promis une aide financière de 2,5 milliards de dollars destinée à relancer l’économie de la Jordanie. L’annonce de cette décision a été faite à La Mecque en présence du Roi Abdallah, ajoute Jordan Times.

« Une loi sur les impôts est à l’origine de la crise sociale »

Toujours d’après le même média, cette aide financière se fera suivant 4 étapes : un dépôt à la Banque Centrale de Jordanie, présentation de garanties auprès de la Banque Mondiale en faveur de la Jordanie, soutien du budget pour une durée de 5 ans et le financement de projets de développement par des fonds de développement dans les trois pays.

Il convient de souligner que cette aide financière intervient dans un contexte particulier marqué par des soulèvements populaires qui ont gagné plusieurs villes du pays. A l’origine des manifestations : l’introduction d’une loi sur les impôts qui préconisait d’augmenter les taxes des particuliers à hauteur d’au moins 5% et de 20 à 40% pour les entreprises.

« Une ligne de crédit de 723 millions de dollar »

L’introduction de cette loi avait pour but de permettre à la Jordanie de rembourser une ligne de crédit estimée à 723 millions de dollars auprès du Fond Monétaire International. En colère, les Jordaniens avaient emprunté les rues du pays pour demander la démission du premier ministre Hani Moulki qui a fini par rendre le tablier. La loi a été retirée par le nouveau premier ministre, Omar Al Razzaz.

Il convient de rappeler que la Jordanie, qui reçoit une vague d’1,5 millions de migrants en provenance de l’Irak et de la Syrie, dépendait fortement de l’aide financière internationale en provenance des Etats-Unis et des pays du Golfe pour renflouer une économie moribonde fragilisée par un chômage galopant jamais enregistré par le pays ces 20 dernières années.