Immigration en Europe : l’Italie approuve le décret Salvini pour faciliter l’expulsion des migrants

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Le ministre italien de l’Intérieur, Mateo Salvini, a fait passer ce lundi 24 septembre 2008 un décret visant à durcir la politique migratoire de l’Italie

Mateo Salvini, ministre italien de l’Intérieur, durcit sa politique migratoire. Connu pour son hostilité envers les migrants, Mateo Salvini est allé trop loin cette fois-ci en faisant passer un décret limitant la protection des migrants clandestins et facilitant les expulsions. Le décret appelé « Décret Salvini » a été approuvé ce lundi en conseil des ministres.

Le décret va suspendre les demandes d’asile même pour les migrants venant de pays en guerre. Selon le ministre italien de l’Intérieur, ce décret a pour but d’apporter plus de sécurité en Italie. D’après le média italien TGCOM24, le décret vise tout étranger impliqué dans une affaire d’agression sexuelle et de trafic de drogue.

« 3,5 millions d’euros »

Toujours d’après le média italien, la durée maximale de séjour dans les centres de rapatriement a été allongée. Elle passe désormais de 3 à 6 mois afin de faciliter l’expulsion des migrants en situation irrégulière. Pour le bon fonctionnement de ces différentes mesures, le gouvernement italien a débloqué 3,5 millions d’euros pour financer les activités.

La décision de Mateo Salvini fait déjà grincer des dents. Pour Christopher Hein, professeur de droit et spécialistes de questions migratoires à l’université de Luis à Rome, ces mesures risquent d’avoir un impact dramatique sur la vie de milliers d’individus déjà présents sur le sol italien.

Pour le professeur, il s’agit là de mesures de dissuasion dont l’unique objectif est de nettoyer l’Italie de migrants. « L’objectif final est de ne plus recevoir de réfugiés en Italie à travers la combinaison d’une série d’actions : fermeture des ports de mer, criminalisation des ONG qui secourent les migrants. (…) Aujourd’hui, avec ce décret, ils ciblent ceux qui sont déjà ici, ceux qui pourraient venir à l’avenir et qui n’auront aucune protection », s’indigne Christopher Hein.