« Pendez Les Blancs » : « Je ne suis pas raciste », dit le rappeur français Nick Conrad

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Nick Conrad, rappeur français qui a semé une vive polémique ce mercredi 26 septembre après la publication de sa vidéo de rap intitulée « Pendez Les Blancs », a accordé une interview exclusive au Parisien ce vendredi

Nick Conrad s’explique. Plus de 48 heures après son clip intitulé « Pendez Les Blancs » qui a été censuré par les autorités françaises qui dénoncent un appel à la haine, le rappeur de 34 ans s’est expliqué. En effet, dans une interview accordée au Parisien et publié ce vendredi, il dit ne pas être « raciste ».

« Je ne suis pas raciste », s’est défendu le rappeur. « Ce n’est pas une idée négative. J’ai vraiment créé un effet miroir à travers le son que j’ai créé. Il faut prendre en considération le fait que tout soit inversé, c’est-à-dire qu’à une époque, et même on peut dire jusqu’aujourd’hui, ce n’est pas forcément facile d’importer sa couleur de peau noire », dit-il.

« Le rap, c’est un style particulier qu’il faut comprendre »

Et d’ajouter : « je sais bien qu’aujourd’hui on a la possibilité de voir de la peau noire sur papier glacé un peu partout, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’on accepte en tant que noirs notre négritude, qu’on soit près à faire des sacrifices pour être devant la caméra. » Dans l’interview, il explique ses phrases violentes : « je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs. Attrapez-les, pendez leurs parents ».

« Ce que j’explique dans cette phrase, c’est que ça a été le cas. Il y a beaucoup de gens qui, je me rappelle, étant petits ne voulaient pas être noirs. J’ai entendu des trucs comme ça, des trucs de tortures dans des films  ou dans les séquences, j’ai entendu des choses violentes par rapport à la couleur de peau noire. Donc, j’ai juste inversé tout simplement tout ce que j’ai entendu jusqu’ici en fait », se défend le rappeur.

Nick Conrad appelle les gens à la compréhension. « Le rap, c’est un style particulier qu’il faut comprendre, c’est un style particulier qu’il faut aussi savoir prendre au second degré, peut-être pas forcément au premier. Et du coup, l’ensemble du travail artistique est un peu passé à la trappe. Il est question de soulever des vrais problèmes de société, parce que c’est aussi pour moi l’essentiel du rap, même si ça passe par des mots violents, par la brutalité. C’est aussi un peu une caractéristique du hip hop », explique-t-il.