Assassinat de Khashoggi : « nous ne savons pas où se trouve le corps », dit l’Arabie Saoudite

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Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Al-Jubeir, a fait savoir ce dimanche dans une interview accordée à Fox News que l’Arabie Saoudite ne s’est pas où se trouve le corps de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien tué dans le consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul

Alors que l’affaire Khashoggi fait la une des médias du monde entier, les autorités saoudiennes qui, ces derniers jours s’étaient murées dans un silence assourdissant, ont finalement accepté de se prononcer sur un sujet scabreux qui risque d’avoir des conséquences très négatives pour le royaume saoudien.

En effet, ce dimanche, c’est Adel Al-Jubeir, ministre des Affaires étrangères de l’Arabie Saoudite qui a accepté de s’expliquer sur l’assassinat de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien tué à l’intérieur du consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul, en Turquie. Sur Fox News, Adel Al-Jubeir remet en cause la version des enquêteurs turcs.

« Il a été tué dans le consulat »

Il confirme néanmoins que Khashoggi a été tué dans le consulat. « Nous avons découvert qu’il a été tué dans le consulat, mais nous ne savons pas comment il a été tué, nous ne savons pas où se trouve le corps. Le procureur a cité 18 personnes à comparaître et ces personnes seraient sanctionnées si elles sont impliquées dans cette affaire », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : « nous sommes déterminés à tout clarifier, nous sommes déterminés à connaître les tenants et les aboutissants de ce meurtre, nous sommes déterminés à punir ceux qui sont responsables de ce meurtre et nous sommes déterminés à nous assurer que l’institution judiciaire que nous avons est indépendante et nous assurer qu’une chose pareille ne se reproduira jamais ».

Dans l’interview, le ministre saoudien des Affaires étrangères disculpe totalement le prince saoudien Mohamed Ben Salman. « Il n’y a pas eu des personnes de son entourage impliquées dans cette affaire. (…) Le prince héritier n’est pas au courant de cela. Même les chefs des services de renseignement n’étaient pas au courant de cela », précise Adel Al-Jubeir.