Accusations de viol contre l’opposant Ousmane Sonko : au Sénégal, le régime au pouvoir est devenu ridicule

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Nous sommes décidément tombés bien bas. En effet, il ne se passe plus une journée au Sénégal sans que le régime de Macky Sall et ses sbires ne concoctent une ignoble manœuvre politique pour détruire Ousmane Sonko, le seul et unique opposant qui, à peine débarqué dans l’arène politique, a déjà ravi la vedette à tous ses concurrents.

Il y a une année, à la veille des élections présidentielles, un complot ourdi au plus haut sommet de l’Etat par les chiens de garde du régime accusait sans aucune preuve tangible Ousmane Sonko d’avoir reçu un financement de l’étranger pour sa campagne présidentielle. 95% des Sénégalais qui avaient appris la nouvelle avaient la certitude totale que c’était du pipeau. En effet, ce fut un stratagème ourdi par des hommes tapis dans l’ombre pour faire tomber le seul opposant (toujours égal à lui-même) qui ne recule devant rien au moment de défendre les intérêts de la nation sénégalaise.

Mais, l’Etat ne veut point s’avouer vaincu. Tout récemment, début janvier, il a trouvé une nouvelle excuse pour l’éliminer politiquement. En effet, sachant que le leader de Pastef a conquis les cœurs et les esprits d’une grande partie de la diaspora sénégalaise prête à tout pour le porter au pinacle, le ministère de l’Intérieur prend de court tous les Sénégalais en publiant le 02 janvier un communiqué de presse menaçant le parti Pastef de dissolution en raison des subventions faramineuses qu’il reçoit de l’étranger. Dans le communiqué en question, le premier flic du Sénégal y évoque l’article 3 de la loi N°81-17 du 6 mai 1981 relative aux partis politiques.

Cet article précise clairement que “les partis politiques ne peuvent bénéficier d’autres ressources que celles provenant des cotisations, dons et legs de leurs adhérents et sympathisants nationaux et des bénéfices réalisés à l’occasion des manifestations”. L’article 3 poursuit : “par conséquent, tout parti politique qui reçoit des subsides de l’étranger ou d’étrangers établis au Sénégal s’expose à la dissolution, conformément à l’article 4 de l’alinéa 2 de la loi de 1981 susmentionnée”.

Pourtant, aucune illégalité ne peut être relevée dans le financement que reçoit Pastef car les Sénégalais qui contribuent largement au financement du premier parti de l’opposition sont, jusqu’à preuve du contraire, des citoyens nationaux disposant de la carte d’identité et du passeport national. En conséquence, leur interdire de financer le parti Pastef revient à ne plus les reconnaître comme Sénégalais à part entière. Ce qui est extrêmement grave. L’affaire avait suscité un tollé général pendant plusieurs jours avant que le sujet ne soit finalement enterré par la presse qui, certainement, ne voyait plus l’utilité de lui accorder la moindre importance.
Cette affaire à peine enterrée, voilà désormais qu’on nous présente Ousmane Sonko sous l’apparence d’un violeur. Ce sont désormais les accusations qui pèsent sur lui et qui, depuis plusieurs heures, défraient la chronique. En effet, le plus redoutable opposant de Macky Sall est désormais accusé de sévices sexuels répétés sous la menace d’une arme. Les accusations sont portées par une jeune fille de 20 ans jugée malfamée par ses proches et tenant un salon de massage dans la capitale sénégalaise. Cela veut déjà tout dire!
Ainsi, depuis plusieurs heures, Ousmane Sonko, une nouvelle fois, alimente la chronique et fait la une des médias du pays. Mais, ce qui est intéressant dans cette nouvelle affaire qui a été orchestrée pour l’éliminer politiquement est que tous les citoyens sénégalais de bonne foi sont convaincus que la version présentée par la jeune fille est fallacieuse et que l’histoire ne tient sur absolument rien du tout.
La question à se poser est celle de savoir qui a été derrière cette énième abjecte manœuvre dont le but final est de détruire l’image d’un homme, adulé par milliers de jeunes et qui n’a rien à se reprocher. Certainement, derrière cette histoire, on retrouvera les mêmes qui, en 2019, ont tenté de briser son élan à quelques semaines d’une présidentielle cruciale pour Macky Sall.
La seule lecture politique que je peux faire de ce fait divers qui ne mérite même pas qu’on lui accorde la moindre importance est que le régime Sall est devenu ridicule. Ni Abdoulaye Wade, Ni Abdou Diouf ne se sont abaissés à un tel niveau face à un opposant qui donne du fil à retordre à l’Etat.
Si vous voulez éliminer Sonko politiquement, il faut, en un moment donné, avoir le courage de le faire comme vous l’aviez fait avec Khalifa Sall, Karim Wade et autres. Les accusations contre Sonko ne tiennent sur rien et risquent d’ailleurs de finir par augmenter son capital-sympathie qui semble inébranlable depuis plusieurs années.
De grâce, faites le boulot qu’on attend de vous et foutez-nous la paix.