Bulletins de vote volés, des milliers d’électeurs radiés : la Présidentielle 2022 a-t-elle été truquée?

La présidentielle française vient de livrer ses premiers secrets. A la proclamation des résultats du 1er Tour ce 10 avril, le président français, Emmanuel Macron, est arrivé en tête avec 27% des voix, suivi de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon qui ont respectivement obtenu 23% et 21%.

Moins de 24 heures après la publication des résultats du 1er Tour qui a tenu en haleine toute la nation, le pays entier commente l’un des scrutins les plus étranges de l’Histoire de la Vème République. Mais, pendant ce temps, dans la presse, on souligne surtout les quelques couacs notés lors du scrutin.

En effet, comme dans tous les scrutins, la présidentielle 2022 a également donné lieu à des incidents qui n’ont pas échappé au radar de la presse. Ainsi, à Marseille, des bulletins de vote du candidat Eric Zemmour ont été volés comme nous l’a appris le média Midilibre.fr qui insère le twitte suivant dans son article.

D’après la source, les faits ont été signalés par Antoine Baudino, membre du parti Reconquête. Ce 11 avril, le fait-divers a été relayé par le média marseillais, Actu.fr qui révèle : “selon l’élu (Baudino), le bureau de vote n°0127 à Marseille a été victime d’un vol de tous les bulletins d’Éric Zemmour (Reconquête !), peu après l’ouverture du scrutin”.

Toujours à Marseille, un autre incident révélé dans la presse a déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux. En effet, dans cette ville, 200 électeurs ont été radiés des listes électorales, comme nous l’apprend le média Actu.fr. “À la cité du Plan d’Aou, des assesseurs affirment qu’environ 200 électeurs ont été radiés sans raison du bureau de vote où ils sont habituellement inscrits”, indique la source.

Le même incident a été noté dans d’autres partis de la France, notamment à Villeneuve-Saint-Georges où des dizaines d’électeurs ont été radiés, selon Le Parisien. “Ce dimanche, pour le premier tour de l’élection présidentielle, des dizaines d’habitants se sont retrouvés radiés. Certains ont dû aller jusqu’au tribunal d’instance de Sucy-en-Brie pour régulariser la situation. La municipalité plaide la bonne foi, après une régulation de l’Insee”, nous apprend le média français.

Le même incident a été noté à Saint-Denis. D’après les informations du Parisien, dans ce département d’Ile-de-France, ce sont des milliers de personnes qui ont été radiées des listes électorales. “Des milliers de personnes ont été radiées des listes électorales sans en connaître le motif.  A Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), ce dimanche de premier tour, le nombre semble atteindre des records, obligeant les électeurs à passer devant le juge pour pouvoir espérer voter”, révèle la source.

Mais, apparemment, ce n’est pas le seul incident dont les médias ont eu connaissance. En effet, d’après Libération, les électeurs d’un petit village picard ont failli être privés de vote en constatant la matinée du 10 avril que de la glu avait été insérée dans la serrure de la porte du bureau de vote. “Fort heureusement le bureau avait une deuxième porte à l’arrière”, renseigne Libé.

Dans d’autres bureaux de vote, c’est l’absence d’assesseurs qui a empêché des électeurs d’accomplir leur devoir citoyen. C’est notamment le cas à Mayotte comme le révèle le média la 1ère. “Pour ce scrutin, les bureaux de vote sont ouverts de 8 h à 19 h. Ca, c’est la théorie, car en pratique, certains bureaux ont mis du temps pour ouvrir. C’est le cas notamment à Pamandzi au bureau n°165. A 8 h 20, il n’y avait toujours pas d’assesseur. Et pour cet électeur qui travaille ce dimanche, il n’a pas pu faire son devoir de citoyen à son grand regret. Le bureau a finalement ouvert quelques minutes plus tard. Trop tard pour notre citoyen qui est parti au travail. A Miréréni, dans la commune de Tsingoni, la même chose s’est produite au bureau n°162. Et là, c’est seulement à 9 h que les deux bureaux de la localité ont ouvert. Certains électeurs n’ont pas eu la patience d’attendre et ont fait demi-tour”, révèle le média antillais.

Dans d’autres bureaux de vote, ce sont des bulletins de certains candidats qui n’étaient pas proposés aux électeurs. Cela s’est d’ailleurs produit à Pau comme l’a révélé le média Sud Ouest et relayé par des milliers de personnes ce 10 avril sur les réseaux sociaux.