Conflit Palestinien : Israël interdit à Amnesty de publier un rapport l’accusant d’ “Etat apartheid”

L’Etat d’Israël déclare la guerre à Amnesty International qui s’apprête à rendre public un rapport de 211 pages accusant l’Etat hébreux d’instaurer un Etat apartheid contre les Palestiniens 

Le rapport qui dérange. L’Etat d’Israël qui s’est battu bec et ongles pour faire capoter une enquête de la procureure de la CPI vient d’ouvrir un nouveau front, cette fois-ci contre l’organisation internationale Amnesty International qui s’apprête à publier un nouveau rapport au vitriol accusant Tel Aviv d’apartheid contre la Palestine.

C’est du moins l’information obtenue par Lecourrier-du-soir.com de plusieurs sources fiables. En effet, d’après plusieurs médias dont Jerusalem Post, les autorités israéliennes se mobilisent fortement afin d’éviter à tout prix que le rapport d’Amnesty ne voie le jour. D’ailleurs, ce 31 janvier, c’est Yair Lapid, ministre israélien des Affaires étrangère, qui s’est vertement attaqué à Amnesty dans une vidéo en anglais filmée depuis son bureau.

“Dans le passé, Amnesty était une organisation respectée. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, c’est carrément le contraire. Ce n’est plus une organisation de défense des droits de l’homme, mais une organisation radicale qui véhicule de la propagande sans vérifier rigoureusement les faits”, a-t-il déclaré.

“Israël dénonce des faits trompeurs et déconnectés de la réalité”

Et d’ajouter : “au lieu de chercher la vérité, Amnesty fait répandre les mensonges partagés par des organisations terroristes. 5 minutes d’enquête sérieuse suffiraient pour savoir que les soi-disant faits dans le rapport publié cette semaine par Amnesty sont trompeurs et déconnectés de la réalité”.

Il convient de préciser que le rapport n’a pas encore été rendu public. Cependant, d’après le Jerusalem Post, quelques extraits ont été obtenus par des organisations juives qui accusent l’ONG d’antisémitisme. Outré, Amnesty International dément formellement et se défend : “toute déclaration selon laquelle ceci est une tentative de déstabiliser Israël est fausse et sans fondement et n’est rien d’autre qu’une tentative de détourner l’attention (des gens, ndlr) des violations et abus dont souffre le peuple palestinien”.

Ce 31 janvier, l’affaire à déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux où les réactions ont été nombreuses.

Réaction de Yair Lapid, ministre israélien des Affaires étrangères, ce 31 janvier