Coup de théâtre en Uruguay : la justice se révolte contre Pfizer et suspend la vaccination des enfants

La justice uruguayenne, qui a exigé de Pfizer et des autorités sanitaires du pays qu’ils dévoilent les termes du contrat sur la vaccination et les composantes chimiques du vaccin, a ordonné ce 07 juillet que soit suspendue la vaccination des enfants de moins de 13 ans jusqu’à ce que ces informations soient mises à la disposition du peuple

Mauvaise nouvelle pour Pfizer. Le laboratoire américain qui avait été sommé de dévoiler les termes de son contrat signé avec le gouvernement uruguayen et de dévoiler, sous 48 heures, les composantes chimiques de son vaccin aux autorités de ce pays risque de perdre un gros marché car désormais, dans ce pays, la vaccination des moins de 13 ans a été suspendue par la justice.

C’est du moins l’information que Lecourrier-du-soir.com a obtenue de plusieurs sources dont Ladiaria.com.uy, média basé en Uruguay. En effet, d’après cette source, le ministère de la Santé Publique a obéi à la décision de la justice de suspendre la vaccination des moins de 13 ans.

L’information a été confirmée par le média uruguayen ElObservador.com.uy qui nous apprend que la suspension a été prononcée par le juge Alejandro Recarey, le même qui avait exigé à Pfizer et aux autorités sanitaires du pays de rendre publiques toutes les données concernant les vaccins.

D’après les informations obtenues par la même source, cette suspension sera maintenue jusqu’à ce que les autorités sanitaires uruguayenne fournissent ces informations au public. Et ce n’est pas la seule condition. Car, à en croire ElObservador.com.uy, les autorités sont désormais dans l’obligation de fournir aux parents des mineurs les informations concernant les composantes chimiques du vaccin qui seront administrées à leurs enfants, les bénéfices de ce vaccin, ses risques…

Le gouvernement uruguayen a fait savoir qu’il respecte la décision de la justice, mais prévient qu’il fera appel. Ainsi, dans un communiqué publié sur son site officiel (et lu par Lecourrier-du-soir.com), on peut lire : “le pouvoir exécutif respecte la décision, mais fera appel immédiatement”.

Il faut dire qu’au sein du gouvernement, le verdict prononcé par le juge provoque un véritable malaise, comme le démontrent les réactions des autorités politiques. “Les verdicts doivent être respectés, mais on peut les critiquer et ce verdict est une grosse erreur qui laisse croire que la vaccination est illégale et anticonstitutionnelle et que seuls comptent les intérêts dans laboratoires privés. Cela, pour le gouvernement, est un argument inadmissible”, a réagi Alvaro Delgado, secrétaire d’Etat à la présidence.

Si les autorités sanitaires et politiques se plaignent du verdict, c’est loin d’être le cas au sein de la population où certains saluent le courage du juge Recarey. C’est le cas de Federic Leicht, internaute, qui, dans un message posté sur Twitter, a réagi en ces termes : “(…) dans un pays où la justice n’existe pas, il reste encore un juge”.