Covid-19 et Vaccination mondiale : Pfizer confirme que les enfants seront bientôt vaccinés

La question de l’immunisation des enfants risque dans un futur proche de susciter un vif débat en Occident. En effet, en pleine pandémie, une campagne de vaccination inédite a été mise en place par plusieurs nations pour immuniser le maximum de citoyens. Mais, jusqu’ici, les enfants ont été épargnés.

Cependant, cette doctrine qui veut que seules soient immunisées les personnes âgées pourrait changer car un pays, considéré jusqu’ici comme le champion du monde dans cette campagne de vaccination contre le Covid-19, a annoncé avoir commencé à vacciner les populations les plus jeunes.

Il s’agit de l’Etat d’Israël. En effet, d’après le média israélien Times Of Israel, le pays a commencé à immuniser les jeunes âgés de 16 à 18 ans ce samedi. Un chiffre qui place le nombre de personnes vaccinées en Israël à 2,5 millions, soit 1 Israélien sur 4. Une performance inédite dans le monde.

La vaccination des jeunes de moins de 16 ans pourrait avoir lieu très bientôt car le laboratoire Pfizer a annoncé avoir inclus des enfants dont la tranche d’âge se situe entre 12 et 15 ans dans un essai clinique réunissant 2 259 personnes. Une démarche saluée par Evan Anderson, professeur de Médecine, qui juge nécessaire de garantir l’immunité des plus jeunes.

Il convient de rappeler que la question de l’immunisation des enfants se pose dans plusieurs pays, notamment en France où le ministre de la Santé, Olivier Véran, a été interpellé sur la question. Sa réponse a été claire et nette : “pour l’instant, ce n’est pas au programme. A ce stade, aucune autorisation d’utiliser le vaccin chez les enfants, dans un cadre classique, sanitaire. L’Agence européenne du médicament ne nous a pas demandé de le faire et n’a pas accordé d’autorisation”.

Pour l’instant, c’est un non catégorique. Mais, pour combien de temps? Il convient de souligner qu’Alains Fischer, “M. Vaccin” de Macron n’a pas rejeté cette hypothèse. En effet, dans une interview accordée au Parisien, sa position a été sans détours : “les nouveaux variants pourraient, par exemple, nous conduire à faire évoluer la stratégie. Peut-être un jour faudra-t-il vacciner les enfants”.