Covid-19 : la France va jeter 3,6 millions de doses de vaccin car les pays pauvres refusent de les prendre

La France va jeter, ce mois de mai, 3,6 millions de doses du vaccin AstraZeneca car les pays pauvres qui en étaient récipiendaires n’en veulent plus

Sale temps pour les doses d’AstraZeneca! Après avoir été les premières doses de vaccin à être massivement rejetées en France par la population, elles ont encore du mal à plaire aux pays pauvres qui les rejettent à leur tour, à tel point que certains pays, dont la France, commencent à s’en débarrasser…en les jetant tout simplement.

C’est du moins l’information que notre média a appris du journal Le Parisien. En effet, d’après cette source qui cite la Direction Générale de la Santé (DGS), la France va jeter 3,6 millions de doses de vaccins d’AstraZeneca qui, selon la source, s’ajouteront aux 218 000 déjà détruites fin mars dernier.

“Pour la France, la Direction générale de la santé (DGS) indique au Parisien que 3,6 millions de doses AstraZeneca périment en mai et vont être jetées. Elles s’ajoutent aux 218 000 doses ‘AZ’ déjà détruites fin mars”, révèle le média français. Mais, pourquoi ces doses sont-elles jetées?

A cette question, Le Parisien a la réponse. En effet, d’après la source, les pays pauvres vers lesquels ces doses étaient acheminées n’en veulent plus. “Côté français, les vaccins AstraZeneca à jeter en mai n’ont pas trouvé preneurs non plus. Un premier lot de 2,3 millions de doses destiné à Covax n’a pas été livré, ‘faute de pays récipiendaires’, indique la Direction générale de la santé. Et 1,3 million de doses ‘AZ’ étaient ‘allouées à un don bilatéral qui a été annulé ‘à cause du désistement du pays receveur'”, renseigne le média français.

“Les pays pauvres refusent d’être la poubelle du monde”

Il convient de souligner que la chute du nombre de décès dans les pays sous-développés, notamment en Afrique, est un coup dur pour les autorités sanitaires qui peinent à trouver des candidats à la vaccination. Parmi ces pays, figure le Sénégal où l’Etat menaçait, en décembre 2021, de jeter 400 000 doses en raison de la réticence de la population à se faire vacciner.

Et la liste n’est pas exhaustive. En 2021, au Nigeria, plus de 1 million de doses reçues de l’Occident ont été détruites. Le Soudan du Sud a dû détruire 60 000 vaccins qui lui ont été offerts par ses partenaires occidentaux. Le Malawi a brûlé près de 20 000 doses périmées reçues de ses partenaires. La Namibie a détruit 154 000 doses reçues de l’Occident et la République Démocratique du Congo (RDC) a dû retourner à l’UNICEF 1,3 millions de doses de vaccins contre le Covid.

Dans certains pays, les dirigeants justifient leur refus de prendre ces doses par le fait que les pays pauvres ne doivent pas une décharge de l’Occident. C’est du moins l’avis du président du Malawi, Lazarus Chakwera (dont le pays avait brûlé 20 000 doses). Interrogé par la chaîne CNN, sa réponse avait fait le tour de la toile : “nous ne voulons pas que les gens pensent que nous prenons tous ce qui nous tombe dessus, même si c’est expiré. Les gens ne devraient pas penser que nous sommes une décharge”, avait-il déclaré.