Criminalisation de l’homosexualité au Sénégal : en colère, les médias français font part de leur indignation

La loi criminalisant l’homosexualité risque de coûter très cher au gouvernement du Sénégal. Portée par un groupe de députés, cette loi, déposée à l’Assemblée nationale ce 22 décembre, attise déjà la curiosité des médias du monde entier, notamment aux Etats-Unis et en France.

En effet, il y a une semaine, Lecourrier-du-soir.com avait relayé les craintes des médias américains, notamment la chaîne CNN, le Washington Post et même l’agence de presse britannique Reuters qui avaient, à l’unisson, vertement critiqué cette démarche des députés sénégalais.

Une semaine plus tard, c’est au tour de leurs confrères français d’ouvrir un nouveau front en tentant, à tout prix, de faire capoter ce projet de criminalisation de l’homosexualité dans ce pays. Ainsi, dans un article publié ce 22 décembre, le journal Le Monde n’a pas manqué de prendre part en faveur de la communauté LGBT, dénonçant la discrimination dont elle serait victime.

“Ce mercredi 22 décembre, le collectif And Samm Jikko Yi, fondé notamment par l’ONG islamique Jamra, doit remettre à un groupe de députés une proposition de loi dont l’objectif est de durcir les peines punissant l’homosexualité au Sénégal. Si l’initiative bénéficie d’un soutien dans une partie de l’opinion publique, elle inquiète la communauté LGBT, déjà fortement discriminée”, s’indigne le média français.

Et il n’est pas le seul. Ce mercredi, Le Figaro, média très conservateur, n’a pas fait dans l’ambigüité, estimant que cette loi sert uniquement à renforcer la répression de l’homosexualité dans ce pays. “Un groupe de députés au Sénégal a déposé mercredi une proposition de loi visant à renforcer la répression de l’homosexualité dans ce pays d’Afrique de l’Ouest à majorité musulmane”, a fait remarquer le média français.

Il faut souligner que cette loi visant à criminaliser la pratique homosexuelle dans le pays a déjà suscité un vif tollé au Sénégal après avoir fortement divisé la société entre pro et anti-LGBT. Reste à savoir quelle sera la réaction de Paris lorsque la loi sera approuvée par les représentants du peuple, ce qui est fort peu probable.