Sénégal : un régime totalitaire est en train de massacrer le peuple et la communauté internationale doit réagir vite

Un véritable chaos politico-social est en cours au Sénégal et la communauté internationale, par son silence, devient ipso facto coupable des méthodes totalitaires et despotiques de Macky Sall, apprenti dictateur dont l’unique but est de réduire à néant l’opposition, museler les 16 millions de Sénégalais et transformer ce pays en une monarchie républicaine.

En effet, depuis l’arrestation arbitraire ce 3 mars d’Ousmane Sonko, le plus grand opposant du pays, le Sénégal est en émoi. Un soulèvement populaire mené par des jeunes à bout de nerfs est en cours pour dire non à la dictature que le régime en place veut instaurer en procédant sans gêne à l’élimination de toute personnalité politique qui refuse de cautionner les dérives autoritaires de Macky Sall.

Depuis le début des manifestations réclamant la libération inconditionnelle d’Ousmane Sonko, accusé à tort d’avoir violé une employée d’un salon de massage, plus de 3 personnes ont déjà perdu la vie. Et compte tenu du climat actuel, la liste pourrait s’allonger dans les heures qui viennent.

Dans la fonction publique, une véritable purge digne du McCarthysme a été déclenchée et des fonctionnaires qui ont manifesté un signe de sympathie envers l’opposant arrêté en ont payé le prix. La dernière victime a été Khassoum Diop, professeur d’anglais démis de ses fonctions pour avoir tout simplement proposé un sujet en lien avec l’Affaire Sonko qui n’en est pas une.

Depuis deux semaines, une véritable campagne de la terreur est en cours pour traquer jusque dans leurs derniers retranchements tous les sympathisants d’Ousmane Sonko, qu’ils soient politiciens, activistes ou enseignants. D’ailleurs, pour censurer l’opposition, l’Etat totalitaire de Macky Sall ira jusqu’à créer une menace virtuelle qu’il surnomme les “Sonko Boys” qui serait un groupuscule de nervis proche de Sonko et très actif sur les réseaux sociaux. Cette menace n’existe pas. Elle relève d’un pure fantasme entretenu par une dictature afin de restreindre les libertés d’expression.

N’ayons plus peur de dire les choses. Le mythe du Sénégal “Grande Démocratie africaine” est mort. C’est un leurre entretenu par le pouvoir pour vendre aux investisseurs étrangers une image en total déphasage avec la réalité actuelle. En effet, depuis l’arrivée de Macky Sall, le pays connaît un véritable recul démocratique marqué par l’emprisonnement et l’humiliation de celles et ceux qui osent affronter un système totalement corrompu.

Ce serait irresponsable de ma part de cautionner les violences notées ces derniers jours dans le pays. Toutefois, je serais de très mauvaise foi en pensant que les milliers de jeunes sénégalais qui manifestent violemment depuis l’arrestation de Sonko auraient obtenu gain de cause en faisant entendre leurs voix pacifiquement.

“Une révolution n’est jamais pacifique. Elle est toujours sanglante”, disait Malcom X dans son discours “The Ballot or the Bullet” prononcé en 1964. Et je dois ajouter qu’en 1789, si le peuple français s’était résolu à vivre sous une monarchie totalement corrompue, cette République Française qui fait la fierté de millions de personnes n’aurait jamais vu le jour.

L’Etat sénégalais est en train de fabriquer un autre récit qui consiste à traiter les manifestants de délinquants et de casseurs. N’accordez aucune crédibilité à ce récit car il est fallacieux. Je tiens à souligner que ce serait une grave erreur de taxer ces milliers de jeunes manifestants sénégalais de voyous et de brigands. Au Sénégal, le seul voyou qui doit être mis hors d’état de nuire est le pouvoir hors-la-loi dirigé par Macky Sall.

C’est déplorable de constater que pour l’heure, il n’y a aucune réaction de la communauté internationale, ni d’Emmanuel Macron, président de la France qui ne voudrait certainement pas froisser son ami Macky Sall. Nous prenons acte de votre silence. Mais, que personne ne vienne pleurer les morts demain quand ils se compteront par centaines.

Une dictature est en cours au Sénégal et ne pas dénoncer ses dérives nous rendra tous coupables.