Élimination de 96% des communes aux Municipales : la circulaire de Castaner attaquée en justice

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La circulaire de Christophe Castaner appelant les préfets à n’attribuer des couleurs politiques qu’à des candidats évoluant dans des communes de 9 000 habitants et plus lors des prochaines municipales a été attaquée en justice par des élus de droite

Entre LREM et l’opposition, la guerre est déclarée. En effet, quelques heures après la publication de la circulaire de Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, demandant aux préfets de n’accorder des couleurs politiques qu’à des candidats ou listes faisant campagne dans des communes de 9 000 habitants et plus, deux élus LR d’Auvergne-Rhône-Alpes décident de l’attaquer en justice.

Selon L’Opinion, Alexandre Nanchi et Elisabeth Laroche ont formé un recours en référé devant le Conseil d’Etat. Le recours sera examiné vendredi en vue d’une éventuelle suspension du texte controversé, nous dit-on. Selon Alexandre Nanchi, il n’y aucun doute que, par cette circulaire, il y a une volonté de « tronquer les résultats nationaux ».

« C’est un choix pour tronquer les résultats nationaux »

« Le gouvernement veut faire un nuançage purement urbanisé. On efface l’engagement et le choix politique de la toute la ruralité. On peut réfléchir à lever le seuil, mais imposer d’autorité 9 000 habitants signifie que c’est un choix politique pour tronquer les résultats nationaux », s’indigne l’élu de droite.

Dans un message posté sur son compte twitter, Alexandre Nanchi a appelé les Français à la vigilance. « LREM cherche par tous les moyens à masquer son incapacité à faire des listes municipales. Ne soyons ni dupes, ni complices de ces pratiques politiciennes », pouvait-on lire. Et il n’est pas le seul dans son parti à crier au scandale car ce dimanche, Christian Jacob, député LR, s’est insurgé, sur le plateau de CNews, contre la circulaire du ministre de l’Intérieur, évoquant une « petite combine politicienne ».

Rappelons que la circulaire Castaner a suscité un tollé général dans l’opposition et les réactions ont été légion, à gauche comme à droite. La tentative d’éliminer 96% des communes et 54% des électeurs des scores électoraux nationaux est perçue par les détracteurs du gouvernement comme une manœuvre politique anti-démocratique.