Etat d’urgence sanitaire et confinement : désormais 1.500 euros d’amende et 6 mois de prison

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La loi d’urgence sanitaire a été validée par l’Assemblée ce samedi 21 mars au soir. Tout non-respect du confinement est sévèrement puni par la loi

La France durcit le ton au 6ème jour du confinement. Désormais, l’Etat veut sanctionner avec la plus grande énergie toute personne qui enfreint les consignes de confinement annoncées par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, le 16 mars dernier. pour adopter ces mesures, le gouvernement attendait que son projet de loi d’urgence sanitaire soit approuvé par l’Assemblée. Cela a été fait ce samedi 21 mars au soir.

Face à la négligence notoire de nombreux Français qui n’arrivent pas à prendre au sérieux les consignes de confinement, l’Etat ne rigole plus. La loi d’urgence sanitaire permet désormais de durcir les  sanctions. Ainsi, France Info nous apprend que l’urgence sanitaire sera mise en vigueur pour une période de deux mois.

« 1.500 euros d’amende et 6 mois de prison »

Et ce n’est pas tout. En vertu de cette loi, le gouvernement peut prendre des « mesures limitant la liberté d’aller et de venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion, dans la seule finalité de mettre fin à la catastrophe sanitaire ». La loi d’urgence a aussi mis l’accent sur le non-respect du confinement.

Ainsi, l’amende de 135 euros en cas de non-respect des règles pourrait s’élever à 1.500 euros en cas de récidive « dans les quinze jours ». Dans le cas de « quatre violations dans les trente jours », le délit sera « puni de 3.700 euros d’amende et 6 mois de prison au maximum ». Ces mesures interviennent au 6ème jour d’un confinement toujours pas respecté par les Français.

Pendant ce temps, le virus progresse très vite et continue de faire des centaines de morts sur le territoire national. La France compte déjà 562 morts et plus de 6000 personnes hospitalisées. Une situation qui inquiète de plus en plus les autorités qui craignent de vivre un scénario à l’italienne.