Exclusif : en 2018, les Etats-Unis prévoyaient déjà de créer un Coronavirus en Chine pour 14 millions dollars

Un document officiel du ministère américain de la Défense, relayé par le média français Le Point et consulté par Lecourrier-du-soir.com, dévoile un projet de financement de plus de 14 millions de dollars qui prévoyait, dès 2018, de créer un Coronavirus semblable au Sars-COV-2 au niveau du laboratoire chinois de Wuhan

Une révélation explosive qui risque de susciter un vif tollé dans les jours à venir. En effet, en pleine pandémie et au moment où les Etats du monde entier se préoccupent de la question de l’immunisation de leurs citoyens, un document jusqu’ici top secret fait irruption dans la presse, comme le révèlent plusieurs sources dont le journal français, Le Point.

D’après le média français, des chercheurs internationaux (américains) mais aussi chinois avaient l’intention de produire des virus semblables au Sars-CoV-2, deux ans avant la pandémie. Sur ce, le média dira : “ce plan de recherche se trouve en effet inscrit en avril 2018 dans une demande de financement auprès de la défense américaine, faite par un groupe de chercheurs internationaux liés à l’Institut de virologie de Wuhan. Il prévoit en résumé d’insérer des sites de clivage adaptés à l’homme dans la protéine spike de coronavirus cultivés en laboratoires, et d’analyser ainsi le rôle des ‘sites de clivage de furine” chez les Sars-CoV, la famille du virus du Sras de 2003.”

Le Point ajoute : “comme le reconnaît le document, l’ajout de cette insertion clé a pour conséquence d’accroître la transmissibilité chez l’homme de ces virus de chauve-souris. Or, elle n’a jusqu’à aujourd’hui jamais été trouvée au sein de cette famille de virus dans la nature. Mais elle se retrouve spécifiquement dans le Sars-CoV-2, apparu en 2019 à Wuhan.”

La même information a été relayée ces dernières heures par d’autres sources. C’est notamment le cas TheStatesman.com qui nous apprend que le projet a été piloté par des scientifiques chinois et étrangers de l’Institut Wuhan. Leur objectif, selon la source, était d’alterner les coronavirus chez les sauve-souris.

Dans son travail d’investigation, Lecourrier-du-soir.com a pu obtenir le document dans sa version originale. Une très influente agence américaine y est mentionnée. Il s’agit du DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) qui dépend directement du Département américain de la Défense.

Dans le document en question consulté par notre rédaction, il est question de financer une étude de PREEMPT (Preventing Emerging Pathogenic Threats) pour un montant de 14 209 245 dollars. Le document, daté le 24 mars 2018, porte la signature de Aleiksei Chmura, directeur de cabinet d’EcoHealth Alliance, ONG américaine dont la mission est de protéger les humains, les animaux mais aussi l’environnement contre les maladies infectieuses.

Dans le sommaire du document en question, l’objectif des chercheurs est clairement expliqué. “Notre objectif est de désamorcer l’hypothèse d’une éventuelle propagation de coronavirus originaires de sauve-souris”, peut-on lire. A peine révélé, le document secret suscite déjà un vif débat aux Etats-Unis sur l’origine du virus.

Et le DARPA nie catégoriquement toute implication. Ainsi, dans un communiqué cité par le média américain, NewsWeek, l’agence américaine n’a pas mâché ses mots : “(…) le Darpa n’a jamais financé directement ou indirectement, en qualité de sous-traitant, aucune activité ou chercheur en lien avec EcoHealth Alliance ou l’institut de Wuhan”.

Il faut dire que l’affaire est une grosse bombe lâchée en pleine crise sanitaire et aux Etats-Unis, les réactions vont bon train. “Il y a un dicton bien de chez moi là où j’ai grandi à Missouri qui dit : ‘plus tu remues, plus ça pue’. Plus nous connaissons les actions du l’institut de Wuhan, du gouvernement chinois et de l’EcoHealth Alliance, plus la thèse selon laquelle le Covid a échappé d’un labo devient plausible, voire réelle”, réagit Jamie Metzi, ex membre du comité de l’OMS sur le génome humain.

Pour lire le document dans sa version originale, cliquez ici : COVID DARPA