Explosion des cas de varioles du singe : l’OMS est prête à décréter une urgence de santé publique internationale

Face à la flambée des cas de varioles du singe dans le monde, notamment en Occident, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) annonce une réunion d’urgence prévue ce 23 juin pour étudier l’hypothèse de déclarer “une urgence de santé publique internationale”

Le monde se dirige-t-il vers une nouvelle pandémie? Pour le moment, difficile de répondre à cette question. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que la propagation rapide de la variole du singe ne laisse personne indifférent et au sein de l’OMS, on s’active d’arrache-pied afin de neutraliser ce virus le plus vite possible.

C’est dans ce contexte précis que l’Organisation Mondiale de la Santé a donc décidé de se réunir ce 23 juin pour étudier l’hypothèse de déclarer la variole “urgence de santé publique internationale”. C’est du moins l’information donnée par Tedros Adhanom, directeur de l’OMS, dans un twitte posté sur son compte officiel ce 14 juin.

“L’épidémie mondiale de variole du singe est clairement inhabituelle et inquiétante. J’ai décidé de convoquer le Comité d’Urgence jeudi prochain pour voir si l’épidémie représente une urgence de santé publique internationale”, a-t-il annoncé.

Il faut dire que l’annonce faite par le directeur général de l’OMS intervient dans un contexte de flambée de cas à travers le monde. En effet, d’après les dernières informations qui nous sont parvenues, la Grande-Bretagne a identifié plus de 100 nouveaux cas sur son sol. Aux Etats-Unis, plus de 60 cas ont été confirmés par les autorités sanitaires et le Canada a enregistré plus de 130 cas.

Dans la zone euro, l’épidémie continue sa progression. Ainsi, en France, 125 cas ont été confirmés par les autorités sanitaires. L’Espagne, pays le plus touché d’Europe, est à plus de 250 cas. L’Italie dit avoir enregistré plus de 20 cas. Et le Portugal, l’un des premiers pays à être touché, compte plus de 200 cas.

Face à l’explosion des cas notés un peu partout dans le monde, les dirigeants occidentaux tentent d’anticiper afin d’éviter que cette nouvelle épidémie ne devienne une pandémie pire que celle connue en mars 2020. Ainsi, aux Etats-Unis, plus de 13 millions de doses de vaccins ont été commandées. En Grande-Bretagne, le gouvernement de Boris dit avoir commandé plus de 20 000 et l’UE a confirmé, ce 14 juin, avoir commandé 110 000 doses.