France : frappé par la crise, l’Etat met la main sur 70 millions d’euros de gains non réclamés de la Française des Jeux

L’Etat français a déjà encaissé 70 millions d’euros des gains non réclamés par des gagnants de la FDJ (Française des Jeux)

Confronté à une grave crise financière, certainement l’une des plus dures depuis la Seconde Guerre Mondiale, l’Etat français n’hésite plus, pour renflouer ses caisses, à mettre la main sur les gains qui n’ont pas été réclamés par leurs gagnants. Et l’Etat s’est déjà rempli les poches.

C’est en tout cas l’information révélée par L’Express et reprise par d’autres médias tels que BFMTV. D’après la première chaîne française, l’Etat français a encaissé 70 millions d’euros de gains non réclamés à la Française Des Jeux (FDJ). “Jusqu’à présent, ces sommes étaient mises de côté par la Française des Jeux dans un fond dédié aux opérations commerciales ou pour de super tirages via un fond cagnotte”, explique le média qui précise que cela a été possible grâce à un article de la loi Pacte entré en vigueur en 2019.

“Désormais, l’argent non réclamé du Loto, Euromillions, My million, Keno, mais aussi du Loto Foot, Loto Basket et Loto Rugby, est donc intégralement reversé dans les caisses de l’État à l’exception des gains de rang 1 de l’Euromillions, du Loto, et de Mymillion qui resteront dans les coffres de la FDJ”, renseigne BFMTV.

A cette somme, il faudra ajouter une autre estimée à 1 047 023 qui a été empochée par l’Etat faute d’avoir retrouvé son gagnant. Désormais, la loi est claire et précise : si le gagnant ne se présente pas, il perd définitivement son jackpot. Il convient de souligner que l’Etat français, qui fait face à une grave crise sanitaire, lorgne également l’épargne des Français estimée à plus de 200 milliards d’euros. Pour l’Etat, cette immense somme doit être dépensée dans l’activité économique.

En effet, d’après une information exclusive du journal Les Echos, une véritable bataille politique est en cours pour voir comment utiliser cet argent dormant sur les livrets des réglementés ou des comptes courants. L’idée est saluée par des responsables politiques, notamment les ténors du PS qui proposent “des prélèvements exceptionnels de 0,5% sur les encours d’assurance vie les plus élevés à partir d’un seuil”. Le PS vise clairement les plus riches.